Le brief
Maxime loue des vélos sur le port de Noirmoutier-en-l’Île, au départ des pistes cyclables, d’avril à octobre. Les jours de beau temps, les vélos électriques partent dès l’ouverture ; à 10 h, il n’en reste plus, et des clients venus en voiture repartent déçus. Le reste du temps, il répond au téléphone les mains pleines de graisse, souvent à la même question : jusqu’où peut-on aller ?
Il voulait que ses clients réservent le bon vélo la veille, avec le stock réel, et qu’ils arrivent en sachant déjà où aller. Et que l’on cesse de lui demander si l’on peut traverser le Gois à vélo.
Ce qu’on a compris
La décision se prend tard. Les vacanciers regardent la météo la veille au soir, depuis un gîte ou un camping, et cherchent un loueur sur leur téléphone. Ils veulent savoir tout de suite s’il reste des vélos électriques pour le lendemain matin et combien coûtera la journée pour quatre, dont deux enfants.
Viennent ensuite les questions de parcours. L’île est plate, mais le vent de face au retour fatigue plus qu’une côte, et c’est souvent lui qui fait choisir l’assistance électrique. Sur ces sujets, la parole d’un mécanicien qui roule ses itinéraires vaut plus qu’une brochure. Le site devait la porter.
Nos choix
Le stock du lendemain, au premier écran. Le héros plein cadre montre l’île, avec une carte posée sur la photo : combien de vélos électriques, de ville et d’enfants restent libres pour le lendemain matin. Le bouton de réservation mène à une page où l’on choisit le jour, l’heure de départ, la durée et les tailles.
Des prix sans calcul. Un tableau unique, de deux heures à la semaine, pour chaque type de vélo, avec la caution et ce qui est compris. Les forfaits famille, semaine et groupe ont leur page.
Les itinéraires, avec le vrai vent. Chaque balade donne sa distance, son exposition au vent et le niveau conseillé, dit sans détour : « électrique conseillé, sérieusement » pour le tour de l’île. Les distances sont arrondies et assumées comme telles. Ces pages attirent aussi les visiteurs qui préparent leur journée avant même de chercher un loueur.
L’atelier au centre. Le portrait de Maxime et de son pied d’atelier explique pourquoi un vélo réservé est un vélo vérifié. C’est l’argument qui distingue Étier Vélos d’une borne en libre-service.
Le style. Habillage Terroir, sur-titres manuscrits, fond de papier kraft. Titres en Young Serif, ronde et chaleureuse ; texte en Manrope. Le vert des berges et la rouille des vieux vélos de l’atelier. Le pied de page, précédé des horaires de saison et de l’accès au port, sert de fiche pratique.
Le référencement. Location de vélo électrique à Noirmoutier, balade à vélo dans les marais salants, passage du Gois à vélo : chaque page répond à une recherche réelle, avec des informations pratiques formulées simplement, reprises à l’identique sur la fiche Google.
La réalisation
Le loueur reçoit cinq pages bilingues et un module de réservation qui gère le stock par type de vélo et la caution par empreinte bancaire. Il bloque lui-même un vélo en panne, ajuste ses tarifs et publie un nouvel itinéraire dès qu’il l’a roulé. Les demandes des groupes et des hébergements arrivent par un formulaire à part.
Au fil de la saison, on observe les locations jour par jour et type par type, pour repérer les week-ends où il manque des vélos électriques et les itinéraires qui amènent le plus de visiteurs.





