Le brief
Stéphane Desmares a été apprenti dans l’entreprise qu’il dirige aujourd’hui. Jean Rolland l’avait fondée à Falaise en 1987 ; Stéphane l’a reprise en 2011, avec toute l’équipe. Ils sont sept, dont deux apprentis, et leur carnet est plein. Mais il est plein de ce qu’Stéphane aime le moins : des dalles, des garages, des murets.
Au premier rendez-vous, il a résumé ses deux soucis sans détour : « Je refuse des dalles de garage toutes les semaines, et je n’arrive pas à recruter. Je voudrais qu’on m’appelle pour la pierre, et que les jeunes voient qu’ici, on apprend un métier. » Son site existait déjà, mais il parlait de tout au même niveau, et ne disait rien de l’apprentissage.
Ce qu’on a compris
Deux publics très différents devaient trouver leur place sur le même site. D’un côté, des acheteurs de longères, souvent venus d’une grande ville ou d’une autre région, qui découvrent après le coup de cœur l’humidité, les joints au ciment et les linteaux fatigués. Ils lisent beaucoup avant d’appeler et veulent comprendre pourquoi la chaux coûte plus de temps. De l’autre, des jeunes de seize à vingt ans, et parfois leurs parents, qui cherchent une entreprise où apprendre.
Ces deux publics ont un point commun : ils jugent sur la preuve. L’acheteur veut voir des murs qui ressemblent au sien. Le candidat veut voir des apprentis au travail, pas une annonce de trois lignes.
Nos choix
La pierre d’abord, le neuf à sa place. Six savoir-faire en liste numérotée, du rejointoiement aux extensions. Le neuf arrive en dernier, présenté honnêtement : l’entreprise le fait quand le planning le permet. Les demandes de dalles ne disparaissent pas, mais elles arrivent en sachant à quoi s’attendre.
La visite avant achat, en haut de page. C’est la prestation qui fait rencontrer à Stéphane ses futurs clients le plus tôt possible. Elle a son module de réservation juste après les savoir-faire, avec le prix affiché, ce qu’elle comprend et le prochain créneau libre, repris dans la carte du héros.
Un second parcours pour les candidats. L’histoire de la reprise, les chiffres modestes (sept maçons, douze apprentis formés), les offres sur fond sombre au milieu de l’accueil, puis une page « Nous rejoindre » avec l’équipe et un formulaire de candidature qui accepte les messages sans CV.
Un site qui a l’air d’un carnet de chantier. Habillage terroir, sur-titres manuscrits, Marcellus pour les titres, dont les capitales rappellent les dates gravées sur les linteaux. Gris lichen, fond couleur de chaux, ocre pour les boutons. Le héros plein cadre montre un mur en train de monter.
Le référencement. Une page par technique, un comparatif chaux et ciment écrit pour répondre directement à la question la plus posée, des communes citées avec les chantiers, et des données structurées d’entreprise du bâtiment.
La réalisation
Le site livré compte huit pages, un module de réservation des visites avant achat et une page recrutement. Stéphane ouvre ou ferme lui-même les créneaux de visite. Didier publie les nouvelles du carnet de chantier depuis son téléphone, photos à l’appui, et les offres d’emploi se modifient en deux minutes.
Après la mise en ligne, on suit avec Stéphane la part des demandes qui concernent la pierre, le nombre de visites réservées et les candidatures reçues, pour ajuster les pages au fil des saisons.





