Le brief
Montrillé-sur-Jouanne est une commune imaginaire, construite pour ce projet type : 1 850 habitants, un bourg et une dizaine de hameaux dans la vallée de la Jouanne, entre Laval et Évron. Sa situation, elle, ressemble à celle de beaucoup de communes rurales de la Mayenne. Le site actuel a été monté il y a des années par un bénévole, le nom de domaine est enregistré à son nom, et les comptes rendus du conseil sont des scans illisibles sur téléphone.
Élue en mars 2026, la nouvelle maire a posé la demande en une phrase, reprise par le secrétaire de mairie : « Au guichet, on répond dix fois par jour aux mêmes questions. Si le site y répondait, on aurait le temps de traiter les dossiers. »
Ce qu’on a compris
Les questions du guichet dessinent le site mieux qu’un organigramme : le jour des poubelles, la carte d’identité, la salle des fêtes, les menus de la cantine, la date du prochain conseil. Elles doivent être à deux gestes de l’accueil.
Les publics sont très différents. Des retraités qui agrandissent le texte, des familles tout juste installées, des associations qui annoncent leur soirée théâtre, des porteurs de projet avec une question d’urbanisme. Un site public doit en plus respecter le référentiel d’accessibilité (RGAA), et le secrétariat, qui publiera seul, n’a que quelques heures par semaine à y consacrer.
Enfin, beaucoup de démarches ne se font pas en mairie. La commune n’est pas équipée pour les cartes d’identité, et les téléservices officiels changent régulièrement d’adresse. Le site oriente vers le bon endroit plutôt que de recopier des formulaires qui vieilliraient mal.
Nos choix
La structure. Un en-tête de portail : une barre d’infos avec le téléphone et les horaires, une recherche toujours visible, les rubriques en dessous. Le héros pose une barre de recherche de démarches sur la photo du bourg. Viennent ensuite huit tuiles de démarches et les horaires de la mairie, puis ce qui change chaque semaine : actualités, agenda, conseil municipal, cantine, collecte. Le bandeau d’alerte, en tête de toutes les pages, se publie depuis un téléphone.
Les fiches démarches. Toutes construites de la même façon : pour qui, où, quelles pièces, quel lien officiel. La première phrase répond à la question posée ; c’est elle que reprennent Google et les assistants d’IA quand un habitant les interroge.
Le design. L’habillage « commune », sobre, et l’Atkinson Hyperlegible, dessinée pour les lecteurs malvoyants : chaque lettre se distingue nettement, même en petit. Le bleu Jouanne et le vert bocage atteignent le contraste AA, texte blanc compris, et aucune information ne repose sur la seule couleur. Les comptes rendus sont publiés en PDF texte, jamais en scan, avec leur nombre de pages et leur poids.
Le ton. Voix active, phrases courtes, sigles expliqués à leur première apparition. Le mot de la maire est bref, signé, et renvoie à sa permanence plutôt qu’à un programme.
La réalisation
La commune dispose de cinq rubriques, d’une recherche de démarches, d’un agenda, d’une demande de réservation de salle et d’une inscription aux alertes par e-mail ou SMS. Le secrétariat publie seul les actualités, les menus, les comptes rendus et les alertes, avec des gabarits verrouillés qui empêchent de casser la mise en page. La formation se fait sur place, avec les vrais contenus de la commune, suivie d’un mémo écrit.
Le nom de domaine et l’hébergement sont au nom de la commune. Chaque année, on revoit ensemble la déclaration d’accessibilité et les questions qui arrivent encore au guichet.






