Le brief
Grégoire Fourmond est le troisième charpentier de sa famille à Villaines-la-Juhel. Son grand-père a ouvert l’atelier en 1968, il l’a repris en 2006 et construit des maisons à ossature bois depuis 2009. Onze personnes y travaillent, et les murs sont fabriqués sur place avant d’être levés sur le terrain.
Il a posé sa demande dans l’atelier, entre deux murs en cours de montage : « Dans le Nord-Mayenne, les gens n’ont jamais mis les pieds dans une maison en bois. Ils me demandent si elle va pourrir, ce que dira la banque, si elle tiendra cinquante ans. Je voudrais qu’ils viennent voir un levage : quand ils touchent un mur ouvert, ils ne posent plus la question. »
Ce qu’on a compris
Le frein n’est pas le prix, c’est l’inconnu. Les familles du secteur ont grandi dans des maisons en parpaing ou en pierre. Le bois leur évoque le chalet ou la cabane, et chaque doute arrive avec sa question : la pluie, le vieillissement, la banque, l’assurance.
Grégoire a déjà la réponse, et elle ne tient pas dans un argumentaire. Elle tient dans une matinée sur un chantier, quand l’ossature est levée et que tout se voit. Le site devait donc faire venir les gens au bon moment, et répondre au reste calmement, avec les mots du métier expliqués.
Nos choix
Le levage au centre. Le héros plein cadre montre une maison livrée au crépuscule, avec un surtitre façon fiche chantier : commune, surface, année. Les deux boutons mènent aux visites de levage et aux modèles. Juste sous un bandeau qui égrène les étapes du chantier, le calendrier des visites donne les dates, les communes et les places restantes.
La coupe du mur, couche par couche. Huit couches numérotées, avec leur épaisseur et leur rôle, du bardage au plâtre. C’est ce que les familles toucheront sur la visite, et ce qu’elles ne verront plus jamais ensuite. Le texte dit d’où vient le bois, sans promesse écologique qu’on ne pourrait pas prouver.
Des prix de départ, et un contrat expliqué. Les modèles portent une surface, un nombre de chambres et un prix indicatif hors terrain. Les étapes suivent, avec leurs durées. Les garanties sont présentées dans l’ordre où le client les rencontre : contrat, garantie de livraison, rétractation, dommages-ouvrage, décennale. La formule hors d’eau hors d’air est décrite poste par poste, pour que personne ne découvre sur le chantier ce qui lui reste à faire.
Un bardage qui a vécu. Un bloc montre une maison livrée en 2020, bardage grisé, et explique pourquoi ce n’est pas un défaut. C’est la question qui revient le plus, et la photo y répond mieux qu’un paragraphe.
Un habillage de terroir. DM Serif Display pour les titres, Manrope pour le texte, charbon, ambre et lin, et un motif de lames de bardage. L’histoire des trois générations tient dans un texte signé par Grégoire, avec trois chiffres : l’année d’installation, l’effectif, la surface de l’atelier.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les modèles et formules, les visites de levage, le contrat et les garanties, la demande de projet. Émilie publie les dates de levage et ferme les inscriptions quand la visite est complète. Chaque maison livrée rejoint les modèles avec sa commune et son année, avec l’accord des propriétaires.
Le formulaire accepte le plan du terrain. Après la mise en ligne, on suit avec Grégoire les inscriptions aux visites et les demandes qu’elles amènent. Il reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





