Le brief
Une menuiserie d’agencement à Laval, créée à la fin des années 1990 et reprise il y a quelques années par la fille du fondateur. L’atelier fabrique des cuisines en bois massif, des escaliers, des bibliothèques et des fenêtres refaites à l’identique pour les maisons anciennes.
La gérante connaissait bien la réaction de ses prospects. Beaucoup imaginent qu’un escalier fabriqué en atelier coûte une fortune et demande un an d’attente. D’autres ne savent pas qu’ils peuvent venir voir leur pièce avant la pose. Son ancien site alignait quelques photos et une liste de prestations, sans dire comment on passe d’une idée à une pièce posée.
Elle voulait un site qui montre le chemin, étape par étape, et qui donne envie de pousser la porte de l’atelier le samedi matin.
Ce qu’on a compris
Un escalier ou une cuisine en bois se décide sur plusieurs mois. Le client regarde des réalisations, se demande si ce genre de projet est à sa portée, et hésite à appeler de peur de s’engager. Ce qui le fait avancer, c’est de savoir ce qui se passe après l’appel : qui vient, combien de temps prend chaque étape, dans quelle fourchette de prix se situe son projet.
La seconde clé, c’est la matière. Tant qu’on n’a pas vu le chêne huilé à côté du chêne fumé, on ne sait pas choisir. L’atelier ouvert le samedi matin est le meilleur argument de l’entreprise : le site doit y conduire.
Dans le centre historique de Laval, une question revient aussi : les fenêtres visibles de la rue demandent une autorisation et l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Beaucoup le découvrent tard.
Nos choix
Un collage de l’atelier en ouverture. L’établi, un escalier posé, un assemblage en gros plan : trois images qui disent « fabriqué ici » mieux qu’un slogan. Le titre reprend la promesse de la gérante, du croquis à la pose.
Les ouvrages, puis le parcours. Sous le héros, les quatre ouvrages de l’atelier avec leurs budgets de départ. Viennent ensuite cinq étapes numérotées, chacune avec sa durée, puis les réalisations filtrables et le nuancier des essences et des finitions. Le visiteur sait ce que coûte un escalier et combien de temps il attendra avant même d’appeler.
L’habillage maison, et une histoire de famille. Fond lin, vert sauge et brun de chêne, grands titres en Cormorant Garamond : une mise en page de revue d’intérieur, sobre, qui laisse la place au bois. Sur l’accueil, une frise raconte l’atelier du père à la fille ; la page atelier donne la parole à Anne, à la première personne, parce que c’est elle qui fait les visites.
Un en-tête qui annonce le samedi. La barre d’infos donne le téléphone, les horaires et l’ouverture de l’atelier le samedi matin. Un bloc horaires, plus bas, montre l’atelier en photo et explique quoi apporter.
Le référencement. Des pages et des titres qui reprennent les recherches réelles : menuisier à Laval, escalier en chêne, fenêtres en secteur protégé. Pour un atelier comme celui-ci, notre page dédiée aux menuisiers détaille notre façon de travailler.
La réalisation
Le site compte cinq pages, un formulaire de devis qui accepte des photos de la pièce, une réservation de visite à domicile et trois fiches pratiques à télécharger. Anne ajoute ses réalisations depuis le téléphone, le jour de la pose, avec l’essence et la commune.
Deux fois par an, on relit ensemble les délais et les budgets de départ, qui évoluent avec le prix du bois. On suit les demandes reçues, les visites réservées et les recherches locales qui amènent des visiteurs.





