Le brief
Julie Lecomte a créé Aplat à Alençon en 2014, après huit ans comme cheffe d’équipe dans une grosse entreprise de peinture du Mans. Elle emploie quatre peintres et travaille surtout pour des particuliers, entre Alençon, Sées et les Alpes mancelles. Son carnet se remplit bien l’été, grâce aux façades. L’hiver, elle passe beaucoup de temps au téléphone pour peu de chantiers.
Sa demande est partie d’une scène qu’elle vit plusieurs fois par semaine : « Au téléphone, tout le monde veut un prix au mètre carré, et je réponds qu’il faut venir voir. Je voudrais qu’ils aient une fourchette honnête avant d’appeler, et qu’ils choisissent leur couleur chez eux, à la lumière de leur pièce, pas sous les néons d’un magasin. »
Ce qu’on a compris
Repeindre un salon n’a rien d’urgent. Le particulier compare, et la première chose qu’il compare, c’est le prix. S’il ne le trouve nulle part, il appelle trois entreprises, obtient trois refus polis de chiffrer à distance, et choisit souvent celle qui répond la première. Julie perdait ces clients avant même d’avoir mesuré la pièce.
La couleur, elle, est la vraie source d’hésitation. Les clients arrivent avec une pastille choisie en magasin et découvrent le résultat sur leur mur trop tard. Julie a pris l’habitude de peindre des échantillons en grand format chez eux : c’est son meilleur argument, et personne ne le savait.
Nos choix
Les prix au deuxième écran. Juste après le héros, un tableau donne les fourchettes au mètre carré, du mur sain au mur à reprendre, avec la TVA, la date de mise à jour et ce qui fait varier le prix. La page « Nos prix » ajoute quatre devis réellement facturés, arrondis à la dizaine. Afficher des prix n’engage pas Julie à les tenir sans visite ; cela lui évite surtout les appels de clients hors budget.
Un nuancier plutôt qu’une galerie. Le troisième bloc présente les teintes posées dans l’année, chacune avec un nom, une pièce et une commune. La page « Couleurs » explique la méthode de l’échantillon au mur et aligne six blancs, avec l’humour de Julie en légende.
Une mise en page de fiche couleur. L’habillage suisse, sa grille stricte et ses filets noirs rappellent les cartes de teintes des fabricants. Geist garde des titres serrés et nets. Le bleu cobalt n’apparaît que par touches, comme un échantillon posé sur une page blanche. Le héros en collage montre trois pièces repeintes, et le pied de page affiche le nom d’Aplat en très grand.
Le référencement. Les pages citent les communes réellement desservies, d’Alençon à Sées. Les questions fréquentes répondent en une phrase, puis détaillent : la TVA, le séchage, la mairie pour une façade. Des données structurées de peintre en bâtiment décrivent l’entreprise.
La réalisation
Le site compte huit pages, dont une par activité, la page des prix et celle des couleurs. Chaque mois de septembre, Julie met à jour elle-même le tableau de prix et sa date. Après un chantier, elle ajoute la teinte au nuancier et le chantier à la galerie depuis son téléphone : une photo, la commune, le nom de la couleur.
Les premiers mois, on regarde avec elle la part des demandes qui arrivent en ayant consulté les prix, la proportion de chantiers intérieurs l’hiver et la position des pages sur les recherches locales choisies ensemble.






