Le brief
Margaux et Antoine Delamare photographient des mariages à deux depuis 2012, depuis Étretat. Leur ancien site, monté sur un modèle gratuit, montrait une grille de belles images et un formulaire. Leur demande tenait en une phrase : « On reçoit des “vous faites combien ?” pour des dates déjà prises. » Ils voulaient que les couples voient une journée entière, du café du matin au bal, et sachent tout de suite si le duo était libre.
Ils ne cherchent pas davantage de mariages : une vingtaine par an leur suffit. Ils cherchent les couples qui leur correspondent, et moins d’échanges pour rien.
Ce qu’on a compris
Les couples qui les contactent ont presque toujours réservé leur lieu. Ils comparent trois ou quatre photographes, souvent depuis Rouen, Paris ou Lille, et se décident sur trois critères : le regard, la façon de travailler le jour J, et le prix. Une grille de meilleures images ne dit rien des deux derniers.
Deux craintes reviennent à chaque rendez-vous. La pluie, évidemment, en Normandie. Et les photos de groupe qui s’éternisent pendant que les invités attendent au soleil, ou sous l’averse. Le site devait y répondre avant qu’on les formule.
Restait la rareté. Vingt-deux mariages par an au plus et deux photographes par journée, c’est un choix qui explique le prix. Encore fallait-il le dire simplement, sans prendre le ton d’une maison de luxe.
Nos choix
Le design. Un fond noir chaud, parce que les images y gagnent en profondeur et que le texte s’efface devant elles. L’Italiana pour les titres, fine et classique, et un sable doux pour les accents, qui ne concurrence aucune couleur de photo. L’en-tête minimal se réduit au nom et à un bouton « Vérifier ma date » ; le menu s’ouvre en plein écran, comme on tourne la page d’un livre.
Le héros. Un diaporama de trois images, et trois phrases qui répondent chacune à une crainte : la journée entière, la pluie, les deux regards. C’est le seul moment où le site parle de lui ; ensuite, il montre.
La structure. Les mariages sont racontés en entier et filtrables par type de lieu et par saison, car beaucoup de couples cherchent un photographe qui connaît déjà leur manoir ou leur clos-masure. Les trois formules affichent un prix de départ et leur contenu exact. La vérification de date arrive au milieu de l’accueil, au moment où le couple a vu assez d’images pour se décider, avec l’état réel de la saison 2027.
Les textes. Écrits à deux voix, au « nous », avec des faits plutôt que des adjectifs : dix minutes de portraits au vin d’honneur, quarante images sous dix jours, 0,45 € du kilomètre au-delà de 60 km. La page des formules explique le contrat, la cession écrite des droits d’usage et le recours au médiateur de la consommation.
La réalisation
Le site compte cinq pages et un formulaire de date qui arrive avec le lieu, le nombre d’invités et la formule envisagée. Margaux publie seule un nouveau mariage raconté : elle dépose ses images, le site prépare des versions légères pour chaque écran et les charge au fil du défilement. Les couples déjà mariés retrouvent le chemin de leur galerie privée depuis la page de contact.
Le nom de domaine et les accès sont au nom du duo. Chaque hiver, quand les mariages s’arrêtent, on fait ensemble le point sur les pages les plus lues et sur les lieux qui mériteraient leur propre récit.





