Le brief
Laurent Chesnel est chauffagiste à Mayenne depuis 1999 et pose des pompes à chaleur depuis 2011. Il travaille avec son fils Hugo et un salarié, Franck, dans un secteur qu’il connaît maison par maison : le nord de la Mayenne, ses longères en granit et ses chaudières fioul d’un autre âge.
Le travail ne manque pas. Ce qui lui pèse, c’est la méfiance qu’il rencontre en arrivant chez les gens. « Mes clients ont tous été appelés par des vendeurs de pompes à chaleur à un euro. Quand j’arrive, ils se méfient de moi aussi. Je veux un site qui dise la vérité, même quand elle ne m’arrange pas : certaines maisons ne sont pas prêtes. »
Ce qu’on a compris
Le démarchage téléphonique pour les travaux d’économies d’énergie est interdit, mais il a laissé des traces. Les propriétaires du nord de la Mayenne, souvent retraités, ont reçu des appels, des SMS, parfois des visites. Certains ont signé et le regrettent. Ils abordent désormais chaque installateur comme un vendeur de plus.
Pour les convaincre, le site devait faire l’inverse d’un argumentaire : expliquer avant de vendre, reconnaître les limites de la pompe à chaleur, et montrer que Laurent regarde la maison avant de parler d’aides. La question du client, « ma maison s’y prête-t-elle ? », devait passer avant toute présentation de l’entreprise.
Nos choix
Un héros sans photo d’appareil. Le premier écran est typographique. La phrase « Avant de vous parler de pompe à chaleur, je regarde votre maison » donne le ton avant la moindre image, et les trois badges qui la suivent répondent à la méfiance : RGE, aucun démarchage, étude avant devis.
La première personne. Laurent parle en son nom, du héros à la foire aux questions. Dans une petite entreprise rurale, le client veut savoir qui viendra chez lui, et le « je » y répond directement.
La franchise en troisième position. Juste après la bande de garanties, un texte court pose la règle de la maison : isoler d’abord, chauffer ensuite. Il assume de perdre des chantiers, ce qu’aucun démarcheur ne peut écrire.
Un simulateur prudent. Le calcul reste volontairement simple : la facture actuelle et une baisse que l’on règle soi-même. L’avertissement rappelle que seule l’étude engage. Un tableau compare ensuite les pompes à chaleur air-eau et air-air, deux appareils que les clients confondent souvent.
L’atelier en vert et brique. Vert sapin, rouge brique, fond couleur lin : des teintes de campagne, loin du bleu électrique des publicités. Les titres en Young Serif donnent une voix posée, un peu rustique, et le texte en Manrope reste net sur mobile.
Les aides, sans montants. Chaque aide est décrite dans son principe, avec la mention « sous conditions » et un renvoi vers France Rénov’. Les barèmes changent souvent ; la page reste juste d’une année sur l’autre.
La réalisation
Le site compte un accueil et quatre pages : « Votre maison est-elle prête ? », réalisations, entretien, demande d’étude. Le formulaire demande la surface, l’année de construction, le chauffage actuel et le projet, de quoi préparer une visite utile. La page entretien accueille aussi les propriétaires dont l’installateur a disparu, une demande fréquente dans le secteur.
Hugo ajoute les réalisations depuis son téléphone, avec la commune, la puissance posée et le type de radiateurs. Nous suivons la part des demandes qui arrivent complètes, les recherches locales autour de Mayenne et de Lassay-les-Châteaux, et nous vérifions chaque année les liens vers les sources officielles.





