Le brief
Une psychologue clinicienne installée en libéral dans le 15e arrondissement de Paris reçoit des adultes et des adolescents, au cabinet et en visio. Elle travaille seule. Pendant les séances, son téléphone reste coupé, et beaucoup de personnes n’osent pas laisser de message. D’autres appellent, hésitent, puis raccrochent sans rien dire.
Sa demande tient en deux souhaits : qu’on puisse lui demander un rendez-vous par écrit, « sans avoir à expliquer pourquoi », et qu’on connaisse le prix avant de la contacter. Elle ne veut ni témoignages, ni promesses, ni rien qui ressemble à une publicité.
Ce qu’on a compris
On cherche rarement un psychologue à un bon moment. La recherche se fait le soir, sur un téléphone, après une mauvaise semaine ou une remarque d’un proche. Parfois, c’est un parent qui cherche pour son adolescent. La personne lit peu, mais attentivement, et elle guette des signes : un titre clair, un ton qui ne juge pas, un prix.
Ses questions sont pratiques et intimes à la fois. Combien coûte une séance, est-elle remboursée, que va-t-on me demander, puis-je arrêter, qui saura que je consulte. Tant qu’elles restent sans réponse, la démarche est remise à plus tard. Le site doit donc répondre à tout, sans jamais pousser.
Nos choix
Un héros sans image. Le premier écran n’est que du texte : le titre, deux phrases et un bouton. Aucune photo de patient, aucun visage souriant de banque d’images. Le cabinet n’apparaît qu’au deuxième écran, par une pièce vide, deux fauteuils et une fenêtre.
Le déroulé avant tout. Juste après le cabinet, une frise en cinq temps, de « Vous m’écrivez » à « Arrêter ». La dernière étape compte autant que la première : dire qu’on peut arrêter quand on veut lève beaucoup d’hésitations.
Cabinet ou visio, côte à côte. Deux onglets présentent les deux façons de consulter, avec la même durée et le même tarif. Les conditions de la visio sont écrites noir sur blanc : une pièce fermée, un lien envoyé la veille, pas de compte à créer.
Le prix et Mon soutien psy. Le tarif est affiché sur l’accueil, avec un encadré pratique. Le dispositif Mon soutien psy est expliqué sans chiffres qui vieillissent mal, avec un renvoi vers ameli.fr pour les conditions à jour.
Le design. Habillage salon, menu plein écran pour ne garder que l’essentiel à l’écran. Grège, vert sauge et vieux rose, loin du blanc clinique. Les titres sont en Instrument Serif, une serif fine et douce, le texte en Manrope, très lisible sur téléphone. Les images arrondies en arche adoucissent la mise en page.
Confidentialité jusque dans la technique. Le formulaire ne demande qu’un nom, un moyen de réponse et des disponibilités ; le message est facultatif. Aucun outil publicitaire n’est installé, et la mesure d’audience fonctionne sans cookie. Le 3114 figure dans la FAQ et sur la page de contact, pour les soirs où ça ne va pas du tout.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les séances, une page pour les parents d’adolescents, les tarifs et la demande de rendez-vous. Chaque page commence par une réponse directe, que les moteurs de recherche et les assistants peuvent reprendre sans la déformer.
La psychologue modifie seule ses horaires, ses tarifs et ses périodes d’absence ; pendant ses congés, un message s’affiche en haut de chaque page et dans la réponse automatique du formulaire. La fiche Google reprend la même adresse, les mêmes horaires et la mention de la visio, sans sollicitation d’avis.





