Le brief
Julien Bonnard et Nadia Ferhat dirigent une entreprise de sécurité privée à Vénissieux. Vingt-deux agents, du gardiennage industriel, des rondes sur des chantiers, des agents de sécurité incendie et, l’été, beaucoup d’événements dans les communes de la métropole. Leur ancien site tenait sur une page, avec une photo de silhouette en contre-jour et un numéro de téléphone.
Leur demande : « Les organisateurs nous appellent dix jours avant leur fête, sans savoir combien il y aura de monde. Et les industriels veulent voir notre autorisation avant même de nous recevoir. Le site doit faire ce tri. »
Ce qu’on a compris
Deux publics lisent ce site avec des attentes opposées. Le responsable d’un site industriel vérifie d’abord la conformité : l’autorisation d’exercice, les cartes professionnelles des agents, les assurances. Ensuite seulement, il regarde l’organisation : qui répond la nuit, ce que contient le rapport du matin, comment un agent absent est remplacé. L’organisateur d’une fête de quartier, lui, veut savoir s’il est encore temps et ce qu’on attend de lui.
La sécurité privée a aussi ses propres règles de communication. Le numéro d’autorisation et la phrase qui l’accompagne doivent figurer sur le site. Les visuels ne doivent pas rappeler la police. Et le passé d’un dirigeant dans les forces de l’ordre ne peut pas servir d’argument : ici, les deux associés ont fait toute leur carrière dans la sécurité privée, et c’est ce que dit la page de l’entreprise.
Nos choix
La conformité au premier écran. Le héros plein cadre porte une carte « Autorisation d’exercice CNAPS » avec le numéro, la vérification des cartes professionnelles et l’assurance. Le pied de page reprend le numéro et la mention légale complète, sur chaque page, y compris quand un visiteur arrive par une page intérieure.
Montrer l’organisation plutôt que la force. Un court texte dit sur quoi un client juge l’entreprise : l’agent à l’heure, les consignes connues, le rapport du lendemain. Un extrait de rapport de ronde anonymisé, heure par heure, montre concrètement ce que reçoit le client. Les étapes d’une nouvelle mission suivent, de la visite du site au premier rapport.
Un parcours événementiel qui fait le tri. Un tableau donne les délais de prévenance selon la taille de l’événement, une liste précise ce qu’il faut transmettre, et une fiche à télécharger prépare l’appel. Les demandes tardives restent possibles, mais l’organisateur sait à quoi s’attendre.
Le design. Un habillage brut en version sombre : fond béton clair, sections noires, un seul accent jaune citron, titres en Oswald. Aucun bleu-blanc-rouge, aucun écusson, un logo carré sans blason. Les photos montrent des agents au travail, une porte de quai contrôlée, un tableau incendie, un briefing avant un concert.
Le recrutement. Une entreprise de sécurité vend des heures d’agents qualifiés. Les postes ouverts sont sur l’accueil, avec les rythmes réels, et le formulaire demande le numéro de carte professionnelle.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : missions, événementiel, l’entreprise, devis et contact. La mention CNAPS est intégrée au gabarit : Nadia ajoute une offre d’emploi ou un document sans risquer de l’effacer. Les documents attendus par les services achats sont téléchargeables. Le référencement vise le gardiennage, les rondes et la sécurité événementielle sur Vénissieux et le sud lyonnais. Les associés restent propriétaires de leur nom de domaine et de leurs accès.





