Le brief
La Chambre syndicale des paysagistes de la Sarthe réunit 104 entreprises, du paysagiste seul à la PME de quarante salariés. Fondée en 1978, elle tourne avec deux permanents : Sylvie Roussel, déléguée générale depuis 2020, et Mathieu Pichon, juriste à mi-temps. Gérard Cousin, paysagiste à Arnage, la préside.
Lors de notre premier appel en visio, Sylvie a résumé le problème : « À chaque appel de cotisation, des adhérents me demandent ce qu’on a fait pour eux cette année. » Mathieu avait répondu à plus de deux cents questions sur la convention collective, mais rien n’en restait. L’ancien site, protégé par un mot de passe commun à tous les adhérents, rendait la chambre invisible pour les jeunes entreprises qui s’installent.
Ce qu’on a compris
Un syndicat professionnel ne vend pas un produit : il renouvelle chaque année une adhésion dont la valeur se mesure dans des moments précis. Une question réglée en deux jours, une réforme expliquée avant qu’elle ne s’applique, un dossier porté auprès d’une commune. Ces moments s’oublient. Le site devait en garder la trace, datée, et la montrer au bon moment.
Il fallait aussi tracer une frontière. Tout verrouiller, c’est rester introuvable. Tout ouvrir, c’est retirer une raison d’adhérer. On a choisi une veille à deux niveaux, et un annuaire qui rend service au public tout en donnant à chaque adhérent une visibilité qu’il aurait du mal à obtenir seul.
Nos choix
Un héros qui parle comme Sylvie. Pas de photo en plein cadre ni de discours sur la défense de la profession : une grande typographie, « Le paysage sarthois a son syndicat. Il décroche le téléphone. », et deux boutons pour deux publics, adhérer ou trouver un paysagiste.
La preuve par les services. Les six services compris dans la cotisation sont numérotés, chacun avec un délai ou un livrable. La veille suit, avec la mention de ce qui est public et de ce qui est réservé. Puis le témoignage d’une adhérente de Sablé-sur-Sarthe, et le bilan de l’année en quatre chiffres : questions traitées, notes publiées, formations, réunions.
L’annuaire comme argument. La zone couverte liste les communes du département ; la page annuaire explique que chaque fiche est tenue par l’entreprise, avec son accord, et qu’elle disparaît à l’expiration de la cotisation.
La cotisation sans surprise. Trois tranches d’effectif, un calcul qui se fait pendant la saisie, des accès individuels ouverts dans l’heure. Les comptes approuvés sont publiés sur le site, comme le prévoit le code du travail pour un syndicat de cette taille, et la FAQ le dit.
Un habillage d’atelier. Fraunces pour les titres, DM Sans pour le texte, un vert mousse et un jaune colza, un motif de courbes de niveau sur les bandeaux. Les photos montrent des chantiers et des réunions, jamais des poignées de main.
La réalisation
Le site compte neuf pages, dont la veille, l’annuaire, les formations, l’adhésion et une page sur le syndicat avec ses statuts et ses comptes. L’espace adhérent est relié au fichier des membres : les accès s’ouvrent au paiement et se ferment à l’échéance. Sylvie publie la veille et l’agenda depuis son poste ; Mathieu ajoute les réponses récurrentes dans l’espace réservé.
Au moment de l’appel de cotisation, le bilan de l’année remonte sur l’accueil. On suit avec Sylvie les pages de veille qui amènent des visiteurs depuis Google et les fiches d’annuaire les plus consultées. La chambre reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





