Le brief
Deux tatoueurs ont ouvert leur studio en 2021 dans une ancienne imprimerie de la Croix-Rousse, à Lyon. Elle pratique la fine line, la botanique et le lettrage, lui le blackwork et le néo-traditionnel. Un troisième poste accueille des artistes invités quelques fois par an.
Tout passe par Instagram, et c’est le problème. Une quarantaine de messages par semaine, la plupart sans taille, sans emplacement, avec une capture d’écran floue et la même question sur le prix. Les soirées partent en réponses, et les demandes qui correspondent vraiment à leurs styles se noient dans le reste.
Ce qu’on a compris
Un tatouage se choisit à l’image, et Instagram restera la vitrine. Le site doit prendre le relais au moment où quelqu’un veut passer à l’acte : montrer les styles pratiqués, dire ce que le studio refuse, et poser les bonnes questions dans le bon ordre.
Deux publics se croisent. Le premier tatouage veut être rassuré sur l’hygiène, la douleur, l’âge, la cicatrisation. Le collectionneur veut savoir qui est disponible, quand, et quels flashs restent libres. La question du prix, la plus posée, ne peut pas recevoir de grille complète, mais elle peut recevoir une méthode : un minimum, un tarif horaire pour les grandes pièces, un acompte clair.
Nos choix
L’état des réservations en haut de l’accueil. Juste sous le héros, une bande indique qui est ouvert, qui est en liste d’attente, quand vient le prochain guest et la date du flash day. Chaque artiste la met à jour depuis son téléphone.
Un formulaire qui fait le tri. La demande de projet exige le style, l’emplacement, la taille en centimètres, un budget et des références. En envoyant, la personne confirme son âge. Un projet complet reçoit une réponse sous sept jours, même quand c’est non.
Un portfolio honnête. Uniquement des pièces cicatrisées, photographiées un mois après la séance avec l’accord écrit de la personne, filtrables par artiste. Les flashs ont leur page, avec la taille, le prix et la mention « réservé ».
L’hygiène et les soins sans détour. La déclaration à l’ARS, la formation aux règles d’hygiène, le matériel à usage unique : tout est dit sur l’accueil. La page Avant et après détaille la cicatrisation semaine par semaine et propose l’autorisation parentale à télécharger.
Le design. Habillage brut en version sombre : noir d’encre, os pour les boutons, vermillon pour les bandes d’information. Les titres en Bebas Neue, condensés et massifs, rappellent les affiches de conventions. Le héros en collage montre trois pièces plutôt qu’un slogan. L’en-tête minimal laisse toute la place aux images et garde un seul bouton : proposer un projet. Le ton passe au tutoiement, celui qu’on entend au studio.
La réalisation
Le site livré compte huit pages. Les artistes gèrent seuls l’état des réservations, les flashs, les dates de guests et le portfolio, depuis leur téléphone. Le lien de la bio Instagram pointe vers la demande de projet.
On suit ensuite la part des demandes complètes dès le premier message, le temps de réponse du studio et les flashs réservés sans échange. Si les demandes hors style continuent d’arriver, on retravaille la page des styles avec les artistes.





