Le brief
Pascal Lebrun est taxi à Vire depuis 2003. Sa fille Élodie, ancienne ambulancière, l’a rejoint en 2022 avec une seconde autorisation de stationnement. Deux véhicules, un conventionnement avec l’Assurance Maladie, beaucoup de patients suivis à Caen et des départs avant l’aube.
Il a formulé sa demande en une phrase, au téléphone, garé sur le parking du CHU : « Je ne décroche pas quand je conduis, et la moitié de mes clients sont des patients qui vont à Caen pour leurs séances. Je rappelle en fin de journée, et parfois c’est trop tard, ils ont pris quelqu’un d’autre. »
Ce qu’on a compris
Un taxi ne se cherche jamais seul. On cherche un taxi pour le CHU de Caen, pour la gare, pour le ferry de Ouistreham, un taxi à Condé-en-Normandie. Et pendant que la personne cherche, le chauffeur roule. Le site devait donc prendre la course à sa place, avec le départ, l’arrivée, la date et l’heure.
La clientèle la plus fidèle est aussi celle qui a le plus de questions : les patients. Faut-il une ordonnance, qui paie, que se passe-t-il pour un trajet long ou pour trente séances ? Enfin, deux règles méritaient d’être écrites en clair. L’autorisation de stationnement rattache le taxi à une commune, et ailleurs il vient sur réservation. Le taximètre reste enclenché même quand un prix est annoncé, et le client paie le montant le plus bas.
Nos choix
La réservation dans le premier écran. Le héros porte une barre de réservation posée sur la photo : départ, arrivée, date, heure, avec un onglet pour le transport médical. La confirmation part par SMS et reprend tout ce qu’exige un justificatif de réservation préalable, du numéro d’autorisation au lieu de prise en charge.
Le transport médical juste après. Quatre étapes, dans l’ordre : la prescription avant la course, la réservation, le jour du trajet, l’accord préalable au-delà de 150 km. Le formulaire le répète en toutes lettres : aucune information médicale, le lieu de soins suffit.
Des destinations plutôt que des promesses. Un tableau donne, pour chaque hôpital, gare, aéroport ou port, le temps de trajet habituel et une estimation de jour. La règle du taximètre est rappelée juste en dessous, avec les tarifs de la convention pour les patients. La page tarifs liste les seuls suppléments autorisés, et dit ceux qui n’existent pas.
Une zone honnête. Le bloc zone explique la commune de rattachement et les communes où l’on vient sur réservation, avec le trajet d’approche annoncé avant la course.
Un habillage de voyage. L’habillage séjour arrondit tout, boutons en pilule et cartes douces. Outfit pour les titres, Work Sans pour le texte, bleu nuit et vert menthe, lisibles par une personne âgée sur un petit téléphone. La barre d’appel et de réservation reste fixée en bas de l’écran.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, le transport médical, les destinations, les tarifs et la réservation. Chaque demande arrive par SMS sur les deux téléphones ; le premier qui confirme prend la course. Élodie met à jour les destinations et les estimations en début d’année, quand l’arrêté préfectoral change.
Chaque destination est rédigée une à une, avec des repères propres au lieu ; les pages par commune suivront sur le même principe, jamais avec un texte recopié. Les données structurées décrivent un service de taxi avec sa zone et ses horaires, alignées sur la fiche Google. Pascal reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





