Le brief
Aurélie Lecornu a été technicienne réseau chez un opérateur national avant de fonder Odon Télécom à Caen, en 2013, avec son frère Benoît. Seize salariés aujourd’hui, dont sept techniciens et trois personnes au support. Ses clients : des boulangeries, des cabinets, des garages, des PME de l’agglomération caennaise et du Bessin.
Le premier échange s’est fait en visio. Aurélie avait préparé sa phrase : « Un gérant de boulangerie ne sait pas ce qu’est une fibre dédiée, mais il sait que sa carte bancaire ne passe plus quand la ligne tombe. On doit lui parler de ça. Et arrêter de répondre dix fois par jour à la même question : est-ce que la fibre arrive chez moi ? » L’ancien site présentait les offres par débit maximal, en gros caractères, sans prix ni engagement.
Ce qu’on a compris
Le gérant d’une TPE ne compare pas des architectures réseau. Il veut savoir si la fibre arrive jusqu’à son local, combien de temps il restera sans téléphone pendant la bascule, et qui viendra si la ligne tombe un lundi matin. Face aux grands opérateurs, les réponses d’Odon Télécom sont son meilleur argument : des techniciens du Calvados, un support qui décroche, un interlocuteur qui se déplace.
Le métier a aussi ses obligations, et beaucoup se remplissent sur le site. Récapitulatif contractuel avant la signature, engagement plafonné à vingt-quatre mois, conditions de résiliation accessibles sans passer par le support : les micro-entreprises et les petites entreprises en bénéficient comme les particuliers. Bien présentées, ces règles rassurent autant qu’elles protègent.
Enfin, la fermeture du réseau cuivre, par lots de communes jusqu’à fin 2030, inquiète des commerçants qui ne savent pas ce qui passe encore par leur vieille ligne.
Nos choix
Le test d’adresse dans le premier écran. Le héros pose la question que tout le monde se pose, « La fibre arrive-t-elle jusqu’à votre local ? », et la barre de recherche y répond. Les onglets distinguent le bureau, le commerce et la zone d’activité.
Un bandeau de travaux et de pannes. En haut de chaque page, Benoît annonce une maintenance ou une coupure en cours depuis son téléphone. Les clients concernés savent déjà ce qui se passe quand ils ouvrent le site.
Des offres avec leur prix. Quatre formules, chacune avec ce qu’elle comprend, son délai de rétablissement, son engagement et son récapitulatif contractuel. L’offre avec secours 4G est mise en avant pour les commerçants, parce que c’est leur vraie crainte : la caisse et le terminal de paiement à l’arrêt.
La couverture écrite en texte. Une liste de communes, pas seulement une carte : Google et les assistants la lisent, et le gérant de Carpiquet y trouve sa commune. Les cartes de l’Arcep sont en lien pour vérifier par soi-même.
Des visages. Les techniciens sont nommés avec leur secteur, du Bessin à la couronne caennaise. Trois avis de clients racontent une panne rattrapée et une bascule réussie, sans étoiles.
Le style studio. Outfit, violet et jaune, des formes rondes et un motif de points : une allure accessible, loin des sites d’opérateurs nationaux.
La réalisation
Le site compte le test d’éligibilité, une page par offre, la couverture par commune et par zone d’activité, la fin du cuivre, le changement d’opérateur, le support, la résiliation et l’entreprise. Chaque offre porte son récapitulatif daté ; l’ancienne version reste archivée pour les clients déjà engagés.
Benoît active le bandeau d’incident en un geste. À chaque annonce d’un lot de fermeture du cuivre, on met à jour la page des communes concernées. Odon Télécom reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





