Le brief
Thibault Jouanneau a été cavalier de concours complet, puis groom pendant dix ans, avant de créer son activité de transport de chevaux au Mans en 2014. Anaïs Brière, soigneuse, convoie avec lui. Ils disposent d’un camion de cinq places, d’un van de deux, et d’une autorisation de transporteur de type 1.
Sa demande, formulée dans la cour de l’écurie où il gare le camion : « Les gens me confient un cheval de 40 000 € ou le vieux poney des enfants, c’est pareil : ils veulent savoir qui conduit et comment ça se passe dedans. Aujourd’hui, ils me trouvent par un groupe Facebook. Je veux qu’ils voient le camion, les papiers, et qu’ils remplissent mes places libres vers Saumur. »
Ce qu’on a compris
Confier un cheval, c’est confier un être vivant à un inconnu, dans une boîte en métal, sur l’autoroute. Le propriétaire ne cherche pas d’abord un prix. Il cherche un nom, un véhicule, des autorisations et une façon de travailler. Il se demande si le cheval boit, s’il est attaché, si quelqu’un le regarde pendant le trajet.
Deux règles structurent aussi l’offre. L’autorisation de type 1 couvre les voyages de moins de huit heures : le site doit dire que Bat-Flanc ne part ni loin ni à l’étranger. Et Thibault ne transporte ni bétail ni animaux d’élevage. Écrire ces limites évite les demandes hors champ et montre qu’on travaille dans les règles.
Nos choix
Les papiers dans le premier écran. Sous le héros, quatre cartes affichent l’autorisation avec son numéro, le certificat du conducteur, l’assurance avec son plafond et la caméra par stalle. Le pied de page nomme l’autorité qui a délivré l’autorisation, comme les mentions légales doivent le faire.
L’intérieur avant la carrosserie. Un bloc décrit le camion comme on décrirait une chambre : bat-flancs rembourrés, ventilation, caméra, eau, rampe. La photo est datée. Une page entière compare le camion et le van.
Les trajets partagés, haut dans la page. Le héros porte une carte des trois prochains départs groupés, et l’agenda détaille les places restantes vers Saumur, le Lion-d’Angers, le Haras du Pin ou le Pôle européen du cheval. Le camion part de toute façon : chaque place vendue allège le prix pour tout le monde.
Le voyage raconté. Cinq étapes, du devis à la remise en main propre, avec ce qui se passe au chargement et les nouvelles envoyées à chaque pause. Les tarifs donnent des prix de départ et renvoient au devis écrit.
Une élégance de sellerie. L’habillage luxe donne de grands espaces et des boutons filaires, l’en-tête transparent se pose sur une photo de lever du jour. Marcellus pour les titres, gravé comme une plaque de box, Manrope pour le texte, bordeaux et laiton sur crème. Une seule citation de Thibault, et trois témoignages sans étoiles.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les chevaux, le camion et le van, les trajets partagés et le devis. Thibault publie un trajet depuis son téléphone : la date, la destination, le nombre de places. Chaque réservation met à jour les places restantes. Le formulaire de devis adapte ses questions à l’animal choisi.
La fiche Google indique une zone desservie plutôt qu’une adresse, avec des photos de l’intérieur du camion. On revoit avec Thibault, chaque printemps, les destinations de concours à mettre en avant pour la saison. Il reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





