Le brief
Élodie et Guillaume Hamel tiennent La Butte aux Merles, à trois kilomètres de Valognes. Guillaume a repris la ferme laitière de ses parents en 2013 ; quatre ans plus tard, ils ont arrêté le lait. Aujourd’hui, trente-huit vaches normandes élèvent leurs veaux, Élodie cultive deux hectares de légumes et 250 poules font le tour du verger. Ils vendent tout eux-mêmes : à la ferme, sur deux marchés, dans un dépôt de paniers.
Guillaume nous a reçus dans la cour, entre deux averses : « Le téléphone sonne quand j’ai les mains dans les poireaux, pour me demander si on est au marché samedi. Et les colis de bœuf, je ne sais jamais combien en faire découper. » Leur seule présence en ligne était une page Facebook, tenue quand il restait du temps.
Ce qu’on a compris
Un client de vente directe se pose toujours la même question : où et quand. La ferme ouvre deux demi-journées par semaine, et davantage l’été. Les marchés ont lieu le matin. Le dépôt d’Octeville, le vendredi soir. Il fallait tout réunir au même endroit, lisible sur un téléphone en cinq secondes.
La réservation, elle, devait changer l’organisation de la ferme. Élodie récolte le jeudi ce qui a été commandé la veille. Guillaume fait découper une bête quand les colis sont vendus, pas avant. Pour que ça marche, la mise à jour devait tenir en quelques minutes par semaine, depuis un téléphone.
Il y avait aussi un mot à éviter : bio. Ils ne sont pas certifiés, et ne voulaient pas laisser croire le contraire.
Nos choix
La semaine dans le premier écran. Un héros plein cadre sur la ferme dans la brume, et une carte posée dessus : les rendez-vous de la semaine et l’heure limite des paniers. La barre d’infos, tout en haut, donne le téléphone, les horaires de la ferme et le marché du vendredi. Sur mobile, le bouton d’appel reste fixé en bas de l’écran.
Le panier sur une ardoise. Juste en dessous, le contenu du panier de la semaine, présenté comme au marché : trois tailles, trois prix, la date limite. Élodie le met à jour le lundi soir depuis son téléphone.
Les rendez-vous, puis le chemin. L’agenda liste les marchés, la ferme et le dépôt, jour par jour. Les horaires de la ferme suivent, avec des indications que Guillaume répétait au téléphone : le calvaire, les panneaux bleus, la barrière verte que les GPS ignorent.
Les colis avec un compteur. Trois formules de colis de bœuf, un prix au kilo, la date de la prochaine découpe et le nombre de colis restants. Quand tout est réservé, la réservation se ferme d’elle-même.
Le style d’une cour de ferme. Habillage terroir, Lora pour les titres, bleu ardoise marin et rouge tomate sur fond crème, papier kraft en fond de sections. La FAQ dit franchement pourquoi le mot « bio » n’apparaît nulle part.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les produits, les paniers et colis, où nous trouver, la ferme. Chaque lundi, Élodie remplace le contenu du panier et Guillaume vérifie l’agenda : dix minutes à eux deux. Les réservations arrivent triées par lieu de retrait, prêtes à imprimer le jeudi.
Le paiement se fait au retrait, comme ils le souhaitaient. Après la mise en ligne, on regarde avec eux le nombre de paniers réservés, les colis partis avant la découpe et les recherches qui amènent de nouveaux clients dans la cour. Ils restent propriétaires de leur nom de domaine et de leurs accès.





