Le brief
Trois jeunes vétérinaires ont repris ensemble une clinique mixte de campagne, ouverte à la fin des années 1970. Ils soignent des chiens, des chats et des lapins le matin, et partent en élevage l’après-midi. Leur standard sature, surtout le soir, et beaucoup d’appels portent sur la même question : qui appeler la nuit ou le dimanche ?
Leur demande est nette : « On veut que le numéro de garde soit la première chose qu’on voie. » Le reste peut suivre, à condition que l’éleveur comme la propriétaire d’un furet s’y retrouvent.
Ce qu’on a compris
Le moment où un site de vétérinaire compte vraiment, c’est l’urgence. Un propriétaire inquiet, tard le soir, cherche sur son téléphone un vétérinaire de garde près de chez lui. S’il trouve le bon numéro en deux secondes, la clinique a rempli sa mission. Le code de déontologie demande d’ailleurs de faire connaître au public la façon dont la continuité des soins est assurée.
Vient ensuite la diversité des publics. Une clinique mixte parle à des familles, à des propriétaires de NAC qui peinent à trouver une clinique qui les reçoit, et à des éleveurs laitiers et porcins qui n’ont que faire d’un formulaire en ligne mais regardent comment la clinique s’organise. Une page unique « nos services » ne sert personne.
Enfin, les tarifs : le code autorise leur affichage, à condition qu’ils soient datés, liés à une prestation précise, et que les suppléments possibles soient signalés.
Nos choix
L’urgence avant tout. La barre d’en-tête commence par le numéro de garde, sur chaque page. Le héros plein cadre porte une carte « Urgence ? » flottante, et un bloc d’urgence le suit immédiatement, avec la conduite à tenir : appeler avant de partir, car la clinique de garde change selon les nuits. Sur mobile, le premier bouton de la barre collante est « Urgences ».
Un choix par espèce. Les soins sont présentés en onglets : chiens et chats, NAC, bovins, porcs. Chaque onglet dit ce qui est fait, par qui, quel jour. La clinique dit aussi ce qu’elle ne fait pas : les chevaux et les reptiles sont orientés vers des confrères.
Des prix datés. Les actes courants sont affichés avec leur date, ce qu’ils comprennent et ce qu’ils excluent, et une note signale les suppléments possibles. Aucun témoignage ni avis client, comme le veut le code de déontologie.
Le design. Habillage studio aux formes rondes, pour l’énergie d’une équipe qui a repris la clinique à trois. Vert sapin et jaune colza, deux couleurs du bocage autour de Saint-Lô. Titres en Bricolage Grotesque, une police franche et un peu espiègle, texte en DM Sans très lisible.
Le référencement. Une page « Urgences et garde » vise les recherches du soir, comme « vétérinaire de garde Saint-Lô ». Les pages par espèce répondent aux recherches plus rares, comme « vétérinaire NAC Manche », où une petite clinique peut se faire une place.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les urgences, les soins et tarifs, la clinique, et la prise de rendez-vous par motif. Les consignes avant et après une chirurgie se téléchargent et partent par e-mail avec la confirmation du rendez-vous. La page de la clinique regroupe les informations que la profession impose de tenir à disposition, et sert aussi à recruter.
Les vétérinaires mettent à jour eux-mêmes les tarifs, les horaires des jours fériés et les offres d’emploi. La fiche Google renvoie directement vers la page des urgences.





