Le brief
Maud Aubel tire le tarot de Marseille depuis ses vingt ans et consulte au Mans depuis 2011. Avant, elle a été libraire pendant quinze ans. Elle reçoit dans un petit cabinet sur cour, près de la Cité Plantagenêt, quatre jours par semaine, et consulte aussi par téléphone et en visio.
Sa demande commençait par une anecdote : « Les gens m’appellent en me demandant d’abord si je suis « comme à la télé ». Je veux qu’ils sachent le prix, la durée et comment ça se passe avant même de m’appeler, et qu’ils comprennent ce que je ne fais pas. »
Ce qu’on a compris
La personne qui cherche un voyant traverse souvent une période de doute. Elle arrive prudente, parfois échaudée par un numéro surtaxé dont la facture l’a surprise. Ce qu’elle cherche d’abord n’a rien de mystérieux : un prix, une durée, une façon de réserver, un visage.
Le cadre protège aussi Maud. Promettre un résultat, se prêter des qualités invérifiables ou publier des avis trop beaux sont des pratiques commerciales trompeuses. Et abuser de la faiblesse d’une personne vulnérable est un délit. Le site devait donc décrire une pratique et ses limites, avec la même sobriété qu’un cabinet.
Nos choix
La réservation dans le premier écran. Le héros porte une barre avec trois choix : la formule, qui affiche sa durée et son prix, le mode de consultation et le jour. Le titre, « Un tirage de tarot, un prix connu d’avance », répond à la première inquiétude avant qu’elle soit formulée.
Des tarifs en formules. Trois formules, un prix TTC chacune, identiques au cabinet, au téléphone et en visio. La note sous le tableau dit comment se paie la séance et jusqu’à quand on peut la déplacer. Aucun compteur à la minute, aucun supplément.
Le déroulé en cinq temps. De la réservation à l’après-séance : ce que Maud demande, ce qu’elle ne demande pas, comment elle explique les cartes, et le fait qu’elle ne relance jamais. C’est le bloc qui rassure le plus ceux qui n’ont jamais consulté.
Ce que la consultation ne remplace pas. Une page entière le dit, et un bloc de l’accueil le résume : santé, droit, argent relèvent d’autres professionnels. L’encadré donne le 3114 et les numéros d’urgence. La majorité est confirmée avant le paiement, et les conditions de rétractation d’une consultation à distance sont expliquées dans la FAQ.
Un parcours plutôt que des titres. Maud raconte la librairie, le livre d’occasion, l’ouverture du cabinet. Aucun « médium reconnue », aucun diplôme. Nous n’avons pas mis d’avis sur l’accueil : si Maud en publie un jour, ce seront des avis réels, avec l’accord de leurs auteurs, et jamais sur ce qui s’est dit.
Le style d’un cabinet apaisé. Habillage doux, arrondis et grands blancs, logo centré. Lora, une serif de lecture, pour les titres ; Manrope pour les informations pratiques. Bleu nuit adouci, lavande pâle et sable. Les photos montrent des cartes, des mains, un cabinet clair et une porte discrète, sans décor ésotérique.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les tarifs, le déroulé, le parcours et la réservation. La réservation est reliée à l’agenda de Maud, avec paiement au prix affiché, confirmation de majorité et rappel la veille. Le lien de visio part avec la confirmation, sans application à installer.
Maud modifie ses disponibilités et ses congés depuis son téléphone. Quand elle change une formule, on relit ensemble les textes et les conditions de vente. La fiche Google reste cohérente avec le site. Elle reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





