Le brief
Claire Duvernay et Sophie Achard ont vendu pendant dix ans les séminaires d’un grand hôtel de la Presqu’île. En 2014, elles ont fondé Ordre du Jour dans un appartement de bureaux du quartier d’Ainay. Elles sont aujourd’hui cinq et travaillent pour des entreprises lyonnaises de 20 à 400 salariés : séminaires, conventions, soirées de fin d’année. Pas de mariages, pas d’anniversaires.
La demande de Claire est arrivée avec un constat très concret : « On est presque toujours consultées avec deux autres agences. L’acheteur doit voir en cinq minutes qu’on sait loger cent vingt personnes dans le Beaujolais un mardi de novembre, et combien ça coûte à peu près. » Leur ancien site montrait des tables dressées et des lumières violettes. Il ne disait ni les prix, ni les lieux, ni la façon de travailler.
Ce qu’on a compris
Le visiteur type n’est pas un dirigeant qui rêve de son séminaire. C’est une assistante de direction ou un acheteur qui doit comparer trois agences et défendre son choix en réunion. Il cherche des éléments qu’il peut recopier dans un tableau : les formats traités, les fourchettes de budget, les lieux possibles, la méthode, les délais de réponse.
Les deux fondatrices, elles, ont un vrai argument que leur ancien site cachait : elles règlent les problèmes logistiques avant qu’ils n’arrivent, et savent réagir quand ils arrivent quand même. Il fallait raconter leurs événements par leurs contraintes, pas par leurs photos.
Deux points réglementaires ont compté. Un séminaire avec transport et nuitée peut constituer un forfait touristique, ce qui suppose l’immatriculation au registre d’Atout France : l’agence l’est, et le site le dit sans en faire un argument commercial. Et les lieux partenaires ne leur appartiennent pas : le site le précise pour éviter le malentendu à la première visite.
Nos choix
Le diaporama. Trois diapositives, trois formats : le séminaire au vert, la convention, la soirée de fin d’année. Chaque titre annonce ce que l’agence prend en charge plutôt qu’une ambiance. Le premier dit tout le positionnement : « organisé jusqu’à la navette du retour ».
Les prix tout de suite. Juste sous la barre de réassurance, les quatre formats avec une fourchette par participant, hors taxes. C’est le bloc qu’un acheteur recopie, et celui qui écarte les demandes qui ne correspondent pas à l’agence.
Des réalisations racontées. Chaque étude de cas suit la même règle : le client décrit par son secteur, la contrainte, la décision, le résultat en une ligne vérifiable. Les clients ont préféré l’anonymat ; l’histoire reste lisible sans leur nom.
La méthode en frise, puis les lieux. Cinq étapes avec leur délai, du brief au jour J, illustrées par une photo de repérage. Les lieux partenaires suivent, chacun avec sa commune, son temps d’accès depuis Perrache et ses capacités vérifiées.
Le style. L’habillage salon, avec ses boutons en capitales et ses arches sur les portraits, donne une élégance sobre. Prune profonde, laiton, fond ivoire, titres en Cormorant, texte en Plus Jakarta Sans pour les tableaux de capacités. Un motif de lignes fines rappelle le papier réglé des rétroplannings.
La réalisation
Le site compte quatre pages intérieures : les réalisations filtrées par format, les lieux avec leur tableau de capacités, la méthode avec l’équipe et des documents d’exemple, et la demande de projet. Le formulaire reprend l’ordre du premier appel de Claire : format, date, nombre de participants, objectif, budget.
Sophie ajoute seule une réalisation après chaque événement, avec l’accord du client, et met à jour les capacités d’un lieu après un repérage. Les fourchettes de prix se modifient en une minute quand les tarifs des lieux changent. L’agence reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





