Le brief
Sylvie et Pascal Lechevallier ont repris l’Auberge de l’Herbage en 2005. C’est une maison à colombages au bord de la route de Beaumont, à trois kilomètres du centre de Pont-l’Évêque, avec une salle à manger autour de la cheminée, une grande salle dans l’ancien pressoir et, depuis 2012, cinq chambres sous les toits. Sylvie cuisine, Pascal reçoit.
Leur site tenait sur une page : une photo de la façade, un numéro, une adresse. Pascal résumait la situation ainsi : « On passe nos matinées au téléphone pour dire qu’on est fermés le lundi et le mardi, et les familles qui veulent faire une communion nous demandent toutes les mêmes choses. Les chambres, presque personne ne sait qu’elles existent. »
Ce qu’on a compris
La clientèle d’une auberge de campagne ne ressemble pas à celle d’un restaurant de ville. Beaucoup viennent en voiture, parfois de loin, souvent en famille. Avant de partir, ils veulent être sûrs que la maison est ouverte, qu’on mange bien et qu’il y a de quoi se garer. Les plus âgés appellent quand même : le numéro devait rester partout, en gros.
Les repas de famille sont une autre affaire. Une communion ou des noces d’or se préparent des mois à l’avance, et ceux qui les organisent posent toujours les mêmes questions : combien de places, quels menus, quel budget, quel acompte. Quant aux chambres, elles pouvaient remplir les soirs de semaine, à condition qu’on les montre avec leurs prix.
Nos choix
La semaine d’ouverture, marquée de pommes. Dès le deuxième écran, sept colonnes et deux services : une pomme rouge quand l’auberge sert, un cercle vide quand elle est fermée. Les congés de janvier et les jours fériés suivent, avec le numéro et une demande de table où l’on signale une chaise haute ou un chien.
Le menu avec ceux qui le produisent. Trois menus écrits en texte, l’origine des viandes à côté de chaque plat, les allergènes dans un classeur apporté à table et la carafe d’eau gratuite rappelée. Une carte dessinée du pays d’Auge situe la volaille, la crème, les fromages, le cidre et les légumes, chacun avec son village et sa distance. La mention sanitaire accompagne le cidre et le calvados.
Des chambres comme des clés. Les cinq chambres portent chacune un porte-clés en bois, avec la vue, le lit, le prix de la nuit et ce que comprend le petit-déjeuner. La demande de séjour calcule un total indicatif, demi-pension comprise si on la choisit.
Les banquets expliqués d’avance. La page Banquets dit quelle salle convient selon le nombre de convives, présente trois menus de groupe, calcule un budget indicatif avec l’acompte et raconte l’organisation, du premier appel au café du jour J.
L’identité. Le pan de bois a donné le dessin : les photos du héros sont séparées par des poutres, une croix de Saint-André tient la place d’un cadre et la même trame revient en séparateur. Marcellus pour les titres, comme une enseigne gravée, Mulish pour le texte. Vert bocage, crème, bois et une pointe de rouge pomme. Les photos montrent la façade, la salle et sa cheminée, la cocotte de volaille, les chambres, le banquet et la campagne au printemps.
La réalisation
Le site compte trois pages : l’accueil, les chambres et les banquets. Pascal change les jours d’ouverture et les menus depuis son téléphone, Sylvie met à jour les producteurs au fil des saisons. Les demandes de séjour et de banquet arrivent avec les dates, le nombre de personnes et le menu choisi. Les recherches visées associent auberge, restaurant, chambres et repas de famille au nom de Pont-l’Évêque et du pays d’Auge.
L’auberge reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





