Le brief
Romain Morel a ouvert Midi Juste en 2019, place du Pilori, à quelques minutes du Ralliement. Trente-huit couverts dans une salle en tuffeau, une terrasse sur la place, deux cuisiniers et Laura en salle. Le midi, la clientèle vient des bureaux et des commerces du centre ; le soir, le bistrot n’ouvre que du jeudi au samedi.
Le site se résumait à une photo de façade et à une carte en PDF. Romain le disait sans détour : « Le midi, les gens du quartier veulent savoir ce qu’il y a à l’ardoise et s’ils seront sortis à 13 h 30. Ils appellent, en plein coup de feu. Et le soir, du lundi au mercredi, la salle est vide alors qu’on pourrait la louer. »
Ce qu’on a compris
Le client du midi décide en deux minutes, souvent depuis son bureau. Il veut le plat du jour, son prix et une assurance : être reparti à l’heure. Un bistrot qui affiche son ardoise du matin et dit combien de temps dure la formule répond à ces trois questions sans décrocher le téléphone.
Le soir pose un autre problème. Les soirs de fermeture ne rapportent rien, alors qu’entreprises, associations et familles cherchent une salle pour quinze ou quarante personnes. Elles ont besoin de capacités, de menus et d’un prix par personne avant de demander quoi que ce soit.
Nos choix
L’ardoise au centre de l’accueil. Le héros n’est pas une photo mais l’ardoise du jour, dessinée comme celle du mur : l’entrée, le plat, le dessert, les prix, les allergènes et l’heure de la mise à jour. Romain la remplit chaque matin depuis son téléphone. Deux photos inclinées l’encadrent, la salle à midi et l’assiette du jour.
L’heure de départ décide de la formule. Juste en dessous, le visiteur indique à quelle heure il doit repartir. Une barre découpe la pause (arrivée, entrée, plat, café) et propose la formule qui tient dans le temps disponible. La promesse est simple : dites l’heure en arrivant, la cuisine la respecte.
Une réservation qui distingue midi et soir. Deux onglets, les jours ouverts pour chaque service et des créneaux qui affichent les tables restantes. Le midi, une case demande l’heure de départ ; à partir de neuf personnes, la demande passe au formulaire de groupe.
La carte en texte, avec ce que la loi demande. Une page réunit l’ardoise de la semaine, la carte de saison du soir et les vins de Loire au verre. Chaque plat porte ses allergènes, l’origine des viandes est indiquée, l’eau en carafe gratuite et les restes à emporter sont signalés, et la mention sanitaire accompagne les vins.
La privatisation rendue concrète. Trois plans de salle dessinés montrent les installations possibles : une grande tablée, des tables de quatre, un cocktail debout. Trois menus de groupe ont un prix par personne, et la demande guidée réclame la date, le nombre, le budget et les régimes, pour que Romain réponde avec une proposition.
L’identité. Alegreya, dont le dessin rappelle l’écriture à la main, pour les titres ; Alegreya Sans pour le texte. Ardoise et craie pour le fond, tomate pour les actions, olive pour les vins. Les photos montrent la salle en tuffeau, le chef au passe, Laura au service, la terrasse sur la place et une tablée un soir de privatisation.
La réalisation
Le site compte trois pages : l’accueil, l’ardoise et la carte, la privatisation. Romain change l’ardoise en une minute le matin, Laura suit les réservations du midi et du soir, et les demandes de groupe arrivent avec tout ce qu’il faut pour chiffrer un menu. Les recherches visées sont celles des actifs qui cherchent où déjeuner dans le centre d’Angers et des organisateurs qui veulent privatiser un restaurant.
Le bistrot reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





