Le brief
La crêperie existe depuis 1979, rue de l’Ouest, dans le 14e arrondissement de Paris. Annick l’a ouverte, sa fille Catherine a pris la salle, et sa petite-fille Morgane tient les billigs depuis 2012. La maison ne manque pas de clients. Elle manque d’une adresse fiable sur Internet : la seule trace en ligne était une page Facebook avec une carte en photo, et une fiche Google qui annonçait la crêperie ouverte en plein mois d’août, pendant la fermeture annuelle.
Morgane le dit avec les mots de sa grand-mère : « Mamie disait qu’une crêperie se fait connaître par l’odeur. Aujourd’hui, les gens nous cherchent sur leur téléphone en sortant du métro. »
Ce qu’on a compris
Le passant décide dans l’heure. Il sort du métro à Pernety ou descend du train à Montparnasse, il a faim, et il veut savoir trois choses : c’est ouvert maintenant, qu’est-ce qu’on mange, faut-il réserver. Une partie de ces passants sont des touristes britanniques ou belges.
La crêperie a une règle qui déroute : pas de réservation le midi en semaine, parce que la salle tourne vite. Tant que cette règle n’était écrite nulle part, elle produisait des appels inutiles et des clients déçus. Il fallait la dire tôt, et simplement.
Enfin, la maison a une histoire que personne ne racontait. Trois générations au même billig, une pâte qui repose une nuit dans la terrine de la grand-mère : c’est ce qui distingue la maison des autres crêperies du quartier, bien plus qu’un adjectif.
Nos choix
Un logo au centre, un collage en ouverture. L’en-tête place le nom entre deux moitiés du menu, comme une enseigne. Le héros assemble trois photos : la galette, les mains au rozell, la salle en pierre. Le titre tient en quatre mots, « Trois générations au billig ».
L’ardoise en vedette. La carte de la semaine s’affiche sur un fond d’ardoise, avec ses prix, ses pictos végétariens et la galette du mois. Morgane la recopie depuis son téléphone le lundi, en même temps qu’elle l’écrit à la craie. La carte complète, sur sa propre page, note les allergènes sous chaque plat. La mention « fait maison » n’apparaît que pour ce qui l’est : les pâtes, les garnitures cuisinées, le caramel. La glace vient d’un artisan, et c’est écrit.
Une règle dite franchement. Un bandeau rouge, juste après la recette de la pâte : le midi en semaine, on ne réserve pas. Le soir, si. Le bouton de réservation suit immédiatement.
Le style Terroir, sans folklore. Young Serif pour les titres, ronde et un peu rétro comme une enseigne peinte. Bleu marin, rouge brique et jaune beurre, sans triskell ni hermine. Les horaires par saison ferment l’accueil, juste avant le pied de page, comme sur la porte.
Référencement local et réponses nettes. Des données structurées Restaurant et Menu, une fiche Google alignée sur le site, une FAQ qui répond honnêtement à la question du gluten. La carte et les infos pratiques existent en anglais.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, la carte, la réservation, la maison et les horaires. Morgane met à jour l’ardoise, la galette du mois et les fermetures depuis son téléphone. Julien gère les réservations du soir et les demandes de groupe sur la tablette de la caisse.
Chaque année, fin mai, on vérifie ensemble que les horaires d’été et les dates de fermeture d’août sont les mêmes sur le site, la fiche Google et la porte de la crêperie. Pendant la saison, on regarde les appels, les itinéraires demandés depuis la fiche et les visites de la version anglaise.





