Le brief
L’ESAT Les Ateliers du Vicoin a ouvert à Laval en 1978, à l’initiative d’une association de parents. Quatre-vingt-douze travailleurs y travaillent aujourd’hui dans quatre ateliers : espaces verts, blanchisserie, conditionnement et restauration. Vingt-quatre professionnels les encadrent et les accompagnent.
Hélène Gohier, la directrice, a posé le problème dès la première réunion : « Nos clients nous trouvent par le bouche-à-oreille, et nos familles par la MDPH. Le site actuel parle aux financeurs : projet d’établissement, organigramme, sigles. Je veux qu’une entreprise obtienne un devis en deux clics, qu’une famille sache comment visiter, et que nos travailleurs puissent lire les pages qui les concernent. »
Ce qu’on a compris
Le site d’un ESAT est lu par deux publics qui ne se croisent jamais. Le responsable des services généraux d’une entreprise de Changé veut savoir si l’équipe peut entretenir son site toute l’année, dans quels délais, et ce que l’achat lui permettra de déduire de sa contribution OETH. Une mère qui vient de recevoir la notification de la MDPH pour son fils veut savoir comment visiter, s’il y a une place et comment se passent les journées.
Il fallait aussi éviter deux pièges. Le premier, c’est le ton de la bonne cause : un acheteur choisit un prestataire sur la qualité, le délai et le prix, et parler de savoir-faire respecte davantage les travailleurs. Le second, c’est le vocabulaire : un travailleur d’ESAT n’est pas embauché, il est admis, et signe un contrat d’accompagnement par le travail.
Nos choix
Deux portes dès le premier écran. Le héros centré porte deux boutons : « Je suis une entreprise ou une collectivité » et « Je cherche une place en ESAT ». Juste en dessous, six accès directs répartissent les besoins : devis, OETH, marchés réservés, admission, vie à l’ESAT, facile à lire.
Les ateliers comme n’importe quel prestataire. Chaque atelier a sa carte : ce qu’il fait, sa zone, son délai habituel et le prénom de son chef d’atelier. La déduction OETH est expliquée avec ses conditions, les retraits, le plafond et la date du 31 décembre, sans jamais promettre un montant. La page des entreprises rappelle les marchés réservés et la mise à disposition.
L’admission dans l’ordre. Cinq étapes, de la demande à la MDPH au contrat, avec la période d’essai. La demande de visite ne pose aucune question médicale. Les offres d’emploi de l’équipe encadrante ont leur bloc, séparé, pour ne jamais se confondre avec l’admission.
Une page en facile à lire. Les informations sur l’admission et la vie à l’ESAT sont réécrites en phrases courtes, une idée par phrase, avec les mots difficiles expliqués. Huit travailleurs volontaires l’ont relue. Le logo européen du facile à lire n’est affiché que si ses règles sont respectées.
Un habillage pensé pour l’accessibilité. L’habillage commune donne des contrastes forts et un focus visible. Atkinson Hyperlegible, conçue pour les lecteurs malvoyants, sert aux titres comme au texte. Vert atelier et jaune. Les photos sont prises dans les ateliers, avec l’accord écrit de chaque travailleur reconnaissable.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les entreprises et collectivités, l’admission et la vie à l’ESAT, la page en facile à lire, le contact et les documents. Chaque demande de devis arrive directement au chef d’atelier concerné. Franck publie les références de chantiers, Sabrina met à jour la liste d’attente.
Avant la mise en ligne, nous avons vérifié avec l’association sa situation au regard de l’obligation d’accessibilité, et la déclaration d’accessibilité est publiée. Le projet d’établissement reste en téléchargement. L’association garde son nom de domaine et ses accès, et nous formons les personnes qui tiendront le site à jour.





