Le brief
Yves et Sylvie louent deux maisons de ferme à côté de la leur, dans un hameau de Clécy, en Suisse normande. Les réservations passent surtout par deux plateformes, qui apportent des voyageurs, prennent une commission sur chaque semaine et s’interposent entre les hôtes et leurs clients. Les habitués, eux, appellent directement, mais de moins en moins souvent : beaucoup ont pris l’habitude de réserver ailleurs. Le planning se tient dans un cahier et deux calendriers qu’il faut recouper à la main, avec la crainte d’une double réservation en plein mois d’août.
Leur demande tenait en une phrase : « qu’on puisse réserver chez nous comme on réserve chez des amis », sans quitter les plateformes du jour au lendemain.
Ce qu’on a compris
Un vacancier qui compare des gîtes regarde d’abord les photos et le nombre de couchages, puis les dates libres, puis le prix total. Il cherche ensuite des signes de sérieux : des conditions lisibles, un propriétaire joignable, des avis. Beaucoup repèrent le gîte sur une plateforme, puis tapent son nom dans Google pour en savoir plus. S’ils trouvent un site aussi simple, avec le même calendrier, une partie d’entre eux réserve en direct.
Les Hortensias ont un argument que les plateformes effacent : une histoire. Deux maisons de famille, restaurées par les petits-enfants de celui qui les habitait, et des hôtes qui vivent à côté. Cette proximité rassure autant qu’elle séduit, à condition de rester discrète.
Nos choix
Le calendrier au premier écran. L’accueil s’ouvre en plein cadre sur la maison, avec la barre de dates posée sur la photo et un onglet par gîte. En-tête transparent, pour que rien ne s’interpose entre le visiteur et la photo. La question « est-ce libre ? » trouve sa réponse avant même de faire défiler.
Le prix, sans surprise. Un tableau par saison, puis le détail du prix au moment de réserver : location, linge et ménage compris, taxe de séjour calculée selon le nombre d’adultes, acompte de 25 %. Les conditions d’annulation sont écrites en clair avant le paiement. Plutôt qu’un tarif plus bas, qui peut poser problème avec certains contrats de plateforme, la réservation directe apporte un avantage concret : le panier de bienvenue et l’arrivée dès 14 h.
Le récit à sa place. Les hôtes apparaissent en portrait, au milieu de la page, avec l’anecdote des bottes du grand-père retrouvées au grenier. Ni avant les maisons, ni en guise de slogan.
Le style. Habillage Séjour, titres en Fraunces pour la chaleur, texte en Manrope pour la lisibilité. Le violet et le bleu viennent des hortensias qui bordent les maisons, sur un fond clair couleur de pierre. Le pied de page, précédé des horaires d’arrivée, sert de fiche pratique.
Le référencement. Une page par maison, une page sur Clécy, l’Orne et les sentiers de la Suisse normande, des données structurées LodgingBusiness avec la capacité et les équipements, une fiche Google cohérente avec le site. Un voyageur qui demande « une maison pour quatre près de Clécy, avec un jardin fermé pour le chien » trouve une réponse précise.
La réalisation
Le site des Hortensias compte cinq pages, un moteur de réservation avec paiement de l’acompte, la synchronisation des calendriers et les e-mails automatiques : confirmation, code de la boîte à clés la veille, demande d’avis après le départ. Yves et Sylvie changent un tarif, bloquent une semaine pour la famille ou ajoutent une photo depuis leur téléphone. Nos conseils détaillés sur le sujet sont dans l’article développer la réservation en direct.
Dès l’ouverture des réservations, on suit l’origine de chacune, les demandes de contact et les recherches par lesquelles arrivent les vacanciers. En fin de saison, on prépare ensemble les tarifs, les photos et les dates de l’année suivante.






