Le brief
Le laboratoire a été créé en 2009 à Chartres par Céline Varin, formulatrice, et Olivier Haudebourg, ancien responsable de production. Quatorze salariés y fabriquent la marque Sillon, des soins formulés avec des huiles de cameline et de lin pressées en Eure-et-Loir, et des produits pour d’autres marques, en petites séries.
Céline a posé le problème sans détour : « On a trois publics et un seul site qui ne parle à aucun. Les pharmaciens nous demandent les visuels par e-mail, les créateurs de marque nous écrivent sans dire combien d’unités ils veulent, et nos clientes cherchent où acheter la crème. » Elle a ajouté une exigence : plus un seul « sans » sur les fiches.
Ce qu’on a compris
Le client final veut savoir ce que contient un soin et où l’acheter. Le revendeur veut des visuels et des fiches à jour, sans les réécrire. La marque qui cherche un fabricant veut savoir ce que le laboratoire sait faire, à partir de quelle quantité et en combien de temps. Trois demandes qui n’ont rien à faire sur la même page.
Le règlement européen s’applique à toutes les allégations, sur l’emballage comme sur le site. Chacune doit reposer sur des preuves conservées dans le dossier du produit. Les « sans » qui dénigrent un ingrédient autorisé, les allégations de santé, la mention « non testé sur les animaux » et les avis présentés comme des résultats sont à écarter. Le site devait être aussi rigoureux que l’étiquette.
Nos choix
Trois chemins dès le deuxième écran. Sous le héros produit, trois tuiles : chercher un soin, revendre Sillon, créer sa marque. Chacune mène à sa réponse, et l’en-tête de boutique garde la recherche, le panier et un lien vers l’espace revendeurs.
Des fiches au gabarit réglementaire. Six soins, avec leur contenance, leur texture et leur durée après ouverture dès la vignette. Un bloc dit ce qu’on trouve sur chaque fiche, et ce qu’on n’y trouvera jamais. La page des soins explique comment lire une liste d’ingrédients, ce qui installe la marque comme une source fiable plutôt que comme un discours.
L’origine, pas la promesse. Le bloc sur la cameline raconte la plante, le pressage à froid, les vingt kilomètres jusqu’au laboratoire, et précise que la place de l’huile dans la formule est indiquée. Aucun effet annoncé qui ne soit démontré.
Les revendeurs servis sans e-mail. Points de vente par type et par ville pour les clients ; pour les professionnels, un espace validé qui contient les visuels, les fiches et les argumentaires dans leur dernière version, avec la consigne de reprendre les allégations mot pour mot.
La fabrication décrite en chiffres modestes. Cinq étapes avec leurs durées, un minimum de 1 500 unités, ce que le laboratoire ne fabrique pas, et le rôle de la personne responsable dans la notification. Le formulaire rappelle la confidentialité avant tout envoi de cahier des charges.
Un dessin de marque cosmétique. Habillage boutique, Italiana en titres, Geist en texte, blanc cassé, or de cameline et vert sombre. Le pied de page affiche « Sillon » en très grand, avec la personne responsable et le droit de rétractation.
La réalisation
Le site comprend l’accueil, la boutique et quatre pages : les soins, les revendeurs, le laboratoire et la fabrication pour les marques, le contact. Chaque fiche est remplie à partir des données validées du dossier produit. Les certifications sont affichées avec leur périmètre, et retirées si elles ne sont plus en cours de validité.
Olivier ajoute un revendeur en une minute ; Céline valide toute nouvelle allégation avant publication. Le laboratoire reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





