Le brief
Gaëtan Lemarchand a été mécanicien poids lourds pendant vingt ans. En 2017, avec Élodie, il a acheté un premier van pour le louer ; ils en ont aujourd’hui cinq, qu’il entretient lui-même dans un hangar à la sortie de Caen. Les réservations arrivaient par deux plateformes et par téléphone, et chaque question d’un débutant tombait au moment où Gaëtan rendait un autre véhicule.
Sa demande tenait en deux phrases : « La moitié de mes clients n’ont jamais conduit un camping-car. Ils m’appellent pour le permis, la caution, les eaux grises, souvent pendant que je rends un véhicule. Je veux qu’ils arrivent en ayant tout lu, et qu’on passe l’heure de remise des clés sur le véhicule. »
Ce qu’on a compris
Un client qui loue un camping-car pour la première fois se pose les mêmes questions dans le même ordre : puis-je le conduire, combien il coûtera vraiment, comment on vide les eaux grises, que se passe-t-il en cas de panne. S’il ne trouve pas les réponses, il appelle, ou il réserve ailleurs. Les plus inquiets ne réservent pas du tout.
Le point le plus sensible est le permis. Un camping-car de plus de 3,5 tonnes demande le permis C1, sauf permis B obtenu avant le 20 janvier 1975. La capucine de Gaëtan pèse 4,25 tonnes ; plusieurs réservations avaient dû être annulées au comptoir. Il fallait que le poids et le permis se lisent partout.
Nos choix
Le véhicule d’abord. Le héros montre le van sur une route côtière, avec l’intérieur et le lit en vignettes, et une carte des véhicules libres le week-end suivant. Le titre, « Votre premier camping-car, sans appréhension », dit à qui le site parle.
Le permis dans chaque fiche. La flotte s’affiche en cartes filtrables, chacune avec sa longueur, ses couchages, son PTAC et le permis nécessaire. Le module de réservation commence par la question du permis : seuls les véhicules que le client peut conduire restent proposés.
Le prix final, pas le prix d’appel. Un tableau donne la nuit par saison, un autre bloc liste tout ce qui peut s’ajouter au retour avec son montant : caution, franchise, kilomètre supplémentaire, ménage, cassette. Les sommes versées d’avance sont des arrhes, et le site l’explique en clair ; le médiateur de la consommation est indiqué dans les conditions, accessibles depuis chaque page.
La pédagogie. Quatre étapes décrivent la première location, de la lecture du guide à l’état des lieux photographié. Les itinéraires au départ de Caen, de la Suisse normande à la côte de Granit rose, donnent envie de partir hors saison.
Le style d’un atelier. Habillage atelier, Archivo grasse pour les titres, DM Sans pour le texte, vert sapin et jaune moutarde. Les photos à produire montrent la flotte réelle, l’atelier et un loueur qui explique, jamais un catalogue de constructeur.
La réalisation
Le site présente les véhicules, les tarifs et conditions, le guide de première location avec ses documents à télécharger, les itinéraires et un formulaire pour visiter la flotte. Élodie modifie un tarif, ferme des dates pour l’entretien ou ajoute un véhicule elle-même. Gaëtan dépose les photos de l’état des lieux dans le dossier de la réservation, depuis son téléphone.
Ils restent propriétaires de leur nom de domaine et de leurs accès.





