Le brief
Olivier Rabiller est maître d’œuvre à La Roche-sur-Yon depuis 2011. Avant cela, il a été maçon, puis conducteur de travaux pendant quinze ans dans une entreprise spécialisée dans le bâti ancien. Il travaille avec une dessinatrice, Solène, et un réseau de quatorze entreprises. Il limite volontairement son activité à douze chantiers par an, surtout des longères, des granges et des maisons de bourg.
Son téléphone sonne pour de mauvaises raisons. « On m’appelle pour des plans de permis au rabais, ou pour un prix ferme comme chez un constructeur. » Il veut un site qui fasse comprendre son métier : tenir un chantier de longère du premier coup de pelle à la remise des clés, en signant avec les bons artisans.
Ce qu’on a compris
Le maître d’œuvre souffre d’un défaut de notoriété. Les particuliers connaissent l’architecte, le constructeur et l’artisan ; entre les trois, ils imaginent un intermédiaire de plus. Tant que ce malentendu dure, les appels ne correspondent pas à ce qu’Olivier sait faire.
Ses clients idéaux achètent une maison ancienne, souvent pour la première fois. Ils ont peur du chantier plus que du prix : peur de ne pas savoir qui fait quoi, peur des retards, peur d’abîmer ce qui les a séduits. Ils se rassurent en voyant comment un chantier se déroule, semaine après semaine, bien plus qu’en regardant des photos de maisons finies.
Nos choix
Un héros en première personne. « Je tiens le chantier de votre longère, du terrassement aux clés. » La phrase dit le métier et la spécialité. Deux photos l’accompagnent, la longère terminée et le chantier sous échafaudage, avec une note manuscrite : visite de chantier chaque mardi.
Le portrait avant les services. Juste après le héros, Olivier se présente : vingt ans de chantiers avant d’ouvrir le sien. Pour un client qui va lui confier sa maison, la personne compte avant l’offre. Plus bas, un défilé de mots (relevé, permis, maçonnerie, hors d’eau, réception) introduit les étapes du chantier.
Un tableau neutre plutôt qu’un plaidoyer. Constructeur, maître d’œuvre, architecte : le tableau compare les contrats, la conception, le seuil des 150 m², les garanties et le suivi, sans critiquer personne. Le visiteur se situe seul. La FAQ précise qu’Olivier n’est pas architecte et comment il travaille avec un architecte partenaire au-delà du seuil.
Des chantiers chiffrés. Chaque fiche donne la surface, la durée et le budget de travaux, trois données que l’on trouve rarement ailleurs. La page Chantiers raconte même un projet de Nesmy mois par mois, du relevé à la remise des clés.
Le design. Habillage « maison », fond couleur chaux, filets fins, boutons encre. La Young Serif, épaisse et chaleureuse, a le caractère d’une enseigne peinte. Le vert lichen et le laiton rappellent la pierre et les ferrures anciennes. L’en-tête minimal laisse toute la place au récit.
Les artisans aussi. Une page présente les corps de métier partenaires et invite d’autres entreprises à rejoindre les consultations. Quand les plannings se tendent, ce réseau fait la différence.
La réalisation
Le site compte cinq pages, un formulaire de demande d’étude en trois étapes, un second pour les artisans, et des fiches chantier qu’Olivier complète depuis son téléphone, photos du mardi comprises.
On suit ensuite avec lui la nature des demandes : type de projet, commune, budget annoncé. S’il reçoit encore des demandes de plans seuls, on retravaillera la page consacrée à son rôle.





