Le brief
Une médecin généraliste qui consacre son activité à la médecine esthétique depuis quelques années reçoit beaucoup d’appels, et une bonne partie ne correspond pas à sa façon de travailler. Des personnes qui ont vu un prix sur les réseaux sociaux, qui veulent une injection la semaine suivante, ou qui demandent au téléphone combien coûtent « les lèvres ». Son ancien site tenait sur une page, sans honoraires, avec une photo de banque d’images.
Sa demande, avec ses mots : que les gens sachent, avant d’appeler, qu’elle commence toujours par une consultation et qu’elle dit non assez souvent.
Ce qu’on a compris
Le patient qui cherche un médecin esthétique compare. Il a souvent une idée de l’acte et du prix, parfois fausse. Sur le site d’un médecin, il cherche ce qu’il ne trouve pas ailleurs : qui est ce médecin, ce que l’acte permet et ne permet pas, ce qu’il coûte vraiment, et ce qui se passe après.
Le cadre de la profession pèse sur chaque page. La médecine esthétique n’est pas une spécialité : le site présente donc la qualification réelle, médecin généraliste, et le diplôme universitaire comme une formation. Les témoignages et les photos avant/après sont exclus, comme toute promesse de résultat. En revanche, les honoraires doivent figurer sur le site avec les modes de paiement. Cette obligation est devenue l’argument principal du site.
Nos choix
La consultation comme premier rendez-vous. Le bouton principal ne propose pas un acte, il propose une consultation. Le parcours est décrit en six étapes, avec le temps de réflexion que la médecin laisse avant tout premier acte. La prise de rendez-vous en ligne ne donne accès qu’à ce motif.
Des limites écrites aussi clairement que les indications. Chaque fiche d’acte dit ce qui est habituel après la séance et ce que l’acte ne fait pas. Une section entière liste les demandes réorientées vers un dermatologue ou un chirurgien plasticien, et celles qui sont refusées.
Les honoraires en tableau, dès l’accueil. Durée et montant pour chaque acte, consultation comprise. Les demandes de prix au téléphone perdent leur raison d’être, et la consultation peut porter sur l’examen.
Le design. Un habillage luxe en version claire : crème, argile, brun presque noir. Les titres en Instrument Serif, une typographie éditoriale fine, donnent le ton d’une revue plutôt que d’une réclame. Le héros éditorial pose le titre en grand, accompagné de deux photos : le cabinet et des mains qui préparent un plateau. Aucun visage de patient, aucun avant/après. L’en-tête centré garde quatre entrées et un seul bouton.
Le référencement. Les pages visent des recherches précises, comme « acide hyaluronique Paris 8e » ou « laser couperose Paris », sans jamais présenter la médecin comme spécialiste. Les données structurées Physician et la fiche Google reprennent la même qualification, les mêmes horaires et la même adresse. Aucun avis n’est sollicité.
La réalisation
Le site livré compte dix pages : l’accueil, une fiche par famille d’actes, la consultation préalable, les honoraires, les consignes après la séance, le cabinet et le contact. Le questionnaire médical et les fiches d’information se téléchargent avant la consultation.
La médecin et son infirmière mettent à jour seules les honoraires, les horaires et les documents. Chaque nouvelle fiche d’acte passe par une relecture commune : on rédige, elle corrige les indications et les effets indésirables, et rien n’est publié sans son accord. On suit ensuite les demandes de consultation reçues par le site et les motifs choisis, pour vérifier que les appels « c’est combien » laissent la place à des rendez-vous préparés.





