Le brief
Le SSIAD des Deux Rives compte 58 places autour de Château-Gontier-sur-Mayenne : 52 pour les personnes âgées, 6 pour les adultes en situation de handicap. Il est géré depuis 1987 par une association locale, et forme depuis 2026 un service autonomie à domicile avec le service d’aide de la même association. Élodie Guérin, l’infirmière coordinatrice, a porté le projet avec le conseil d’administration.
Elle est venue avec deux problèmes : « On reçoit des demandes de Craon et de Segré, qu’on ne couvre pas, et il nous manque trois aides-soignantes. » Le service n’avait qu’une page sur le site de l’association, sans liste de communes ni offre d’emploi.
Ce qu’on a compris
Les demandes arrivent de partout : un fils inquiet, le service social d’un hôpital, un médecin, une infirmière libérale. Tous posent les mêmes questions dans le même ordre : la commune est-elle couverte, faut-il une prescription, combien cela coûte, y a-t-il de la place. Tant que les réponses ne sont qu’au téléphone, la coordination les répète toute la journée, et une famille peut attendre une réponse négative pendant qu’une sortie d’hôpital approche.
Le second public compte autant. Sans aides-soignantes, pas de places. Or les candidates hésitent à quitter l’EHPAD ou l’hôpital pour le domicile surtout à cause de ce qu’on ne leur dit pas : les coupures, les trajets, les week-ends.
Nos choix
La commune avant tout. Le héros est une barre de recherche : « Votre commune » et « la demande concerne ». Juste dessous, les places datées, puis les 17 communes en texte, lisibles par Google et par les lecteurs d’écran, avec une phrase franche pour les autres : un service existe, on vous donne son numéro.
Gratuit et sur prescription, dit tout de suite. Le titre donne la zone, le texte donne la règle : sur prescription, rien à payer. La liste des soins se termine par ce que le service ne fait pas, ménage, courses et repas, et renvoie vers le service d’aide de l’association. La confusion entre soin et aide disparaît.
Des personnes plutôt qu’un organigramme. L’équipe est présentée par ce qu’on obtient d’elle au téléphone : Élodie fait la visite d’évaluation, Nadège transmet la demande dans l’heure. Les infirmières libérales partenaires sont nommées pour ce qu’elles sont : payées par le service, jamais par le patient.
Un recrutement sans enjoliver. La page Nous rejoindre décrit une journée réelle du secteur de Daon, coupure de 12 h 30 à 17 h comprise. Le formulaire se remplit sur téléphone, sans CV obligatoire, et débouche sur une demi-journée en binôme.
Un dessin pratique. Habillage pro aux angles arrondis, bleu de rivière et jaune colza, titres en Archivo, texte en Plus Jakarta Sans, un motif de vagues pour les deux rives. Les photos montrent des soignantes, des voitures et des cahiers de liaison, jamais un patient reconnaissable.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : prise en charge, professionnels, recrutement et demande. Le formulaire ne demande aucune pièce jointe ni question médicale : les documents passent ensuite par la messagerie sécurisée. La page professionnels a été relue avec le service social de l’hôpital le plus proche.
L’infirmière coordinatrice met à jour les places et les offres d’emploi elle-même. Le mot « SSIAD », que les familles et les médecins tapent encore, reste présent partout malgré le passage en service autonomie à domicile. L’association reste propriétaire du nom de domaine et des accès.





