Le brief
Lise Mercadier a passé quinze ans dans les ressources humaines d’un groupe lyonnais avant de se former à la sophrologie. Deux ans de formation, une certification enregistrée au RNCP, puis une installation en 2019 dans un cabinet partagé du 6e arrondissement, près du parc de la Tête d’Or. Elle reçoit seule et coupe son téléphone pendant les séances.
Lors de notre premier échange en visio, elle a posé la difficulté en une phrase : « Les gens arrivent en me disant “vous allez régler mon insomnie”. Je ne règle rien : j’apprends des exercices. » Elle voulait un site qui le dise avec douceur, qui affiche ses prix et qui prenne les rendez-vous à sa place.
Ce qu’on a compris
La personne qui cherche un sophrologue arrive souvent avec une idée floue, parfois des attentes impossibles, et un peu de méfiance après avoir lu des promesses ailleurs. Elle veut comprendre ce qui se passera pendant l’heure, combien cela coûte et à qui elle aura affaire.
Le cadre, lui, est clair. La sophrologie n’est pas une profession de santé ; affirmer qu’une séance guérit ou traite une maladie est une pratique commerciale trompeuse. Le vocabulaire médical est à proscrire, les témoignages de mieux-être aussi, et le site doit rappeler qu’il ne remplace pas un avis médical. Lise partageait entièrement cette prudence : c’est devenu l’argument du site plutôt qu’une contrainte.
Nos choix
La réservation dans le premier écran. Le héros « appointment » propose les trois types de séance avec leur durée et leur prix, et les quatre prochains créneaux. Le titre, « Une heure pour respirer, et des exercices à emporter », décrit ce qu’on vient chercher sans rien promettre.
Dire ce qu’elle ne fait pas. Le deuxième bloc s’intitule « Ce que je fais, et ce que je ne fais pas » : pas de diagnostic, pas de soin, jamais à la place d’un traitement, et une orientation vers un autre professionnel quand c’est nécessaire.
Des moments de vie, pas des maladies. La rubrique « Pour qui » parle de période chargée, d’examen, de grossesse en complément du suivi par la sage-femme, de prise de parole. Aucun symptôme n’y figure.
Une séance minute par minute. Échange, respiration, visualisation, retour : quatre temps avec leur durée, et la précision qui rassure les plus inquiets, on reste éveillé et libre d’arrêter.
Le parcours plutôt que des avis. Pas de témoignages : la confiance vient du bloc « Qui suis-je », qui présente la formation, sa durée et sa certification sans la confondre avec un diplôme d’État, et de la supervision mensuelle.
Un habillage qui laisse respirer. L’habillage doux, ses grands arrondis et ses marges généreuses, DM Serif Display pour les titres, Outfit pour le texte, sauge et sable rosé. Le logo centré dans l’en-tête garde la page calme ; le pied de page, minimal, porte le rappel médical.
La réalisation
Le site compte huit pages, dont la sophrologie expliquée, le déroulé d’une séance, les ateliers collectifs, les tarifs et l’accès. L’agenda en ligne est relié au site : la confirmation contient l’adresse, les consignes et, pour la visio, le lien de connexion, avec le rappel médical. Chaque formulation a été relue pour écarter les promesses.
Lise modifie seule ses créneaux, ses tarifs et les dates d’ateliers. On vérifie avec elle, dans le temps, que sa fiche Google affiche les mêmes prix et les mêmes horaires que le site. Elle reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





