Le brief
Stéphane Le Moal et Nadia Boscher ont repris en 2015 un cabinet d’administration de biens fondé en 1984 sur l’île Feydeau, à Nantes. Neuf personnes y gèrent 620 logements et 38 copropriétés. Leur site date de la reprise : une page d’accueil, un formulaire de contact, et des liens vers l’extranet du logiciel de gestion que personne ne trouve.
Le problème est au standard. « Il sonne quatre-vingts fois par jour, et la moitié des appels concernent une attestation, un préavis ou un robinet qui fuit », explique Stéphane. Ils veulent que les locataires trouvent seuls, et que les propriétaires qui comparent les gestionnaires voient leurs honoraires en détail.
Ce qu’on a compris
Le site d’un administrateur de biens sert trois publics qui n’ont rien en commun. Le propriétaire bailleur compare des honoraires et veut savoir ce qu’ils couvrent. Le conseil syndical mécontent cherche un syndic qu’il pourra défendre en assemblée générale. Le locataire, lui, n’est pas client, mais c’est lui qui appelle le plus.
Si chacun doit chercher sa réponse dans une page commune, tout le monde appelle. Si chacun trouve sa porte dès l’arrivée, une bonne partie des appels disparaît. Le site devait donc être organisé comme un guichet, avant d’être une vitrine.
Nos choix
Un en-tête de portail. Une barre d’informations (téléphone, horaires d’accueil, ligne d’astreinte) surmonte le logo et les rubriques. C’est la disposition qu’on retrouve sur les sites de services publics, et elle convient à un cabinet que l’on consulte pour une démarche.
Six accès rapides sous le héros. Espace propriétaire, espace copropriétaire, signalement d’incident, attestation ou préavis, logements à louer, urgence : chaque tuile mène à la bonne page ou au bon extranet. Le bloc d’urgence qui suit répond à la question du samedi soir avant qu’elle ne soit posée.
Les honoraires en clair. Deux formules de gestion en cartes, puis un barème complet sur sa propre page : gestion, mise en location avec la part du locataire et celle du bailleur, syndic. La réglementation l’impose, et c’est aussi l’argument le plus solide face à un propriétaire qui compare.
Un formulaire de signalement qui fait gagner du temps. Type de problème, adresse et numéro du logement, description, photos : la demande arrive complète chez le gestionnaire, qui la transmet à l’artisan sans rappeler.
Le design. L’habillage « pro » donne des cartes nettes, des pastilles de rubrique et un dégradé bleu marine vers cyan qui évoque la Loire toute proche. L’Outfit, ronde et lisible, allège des pages chargées d’informations pratiques.
La réalisation
Le site compte cinq pages, deux formulaires dédiés (signalement et demande d’étude de gestion), les annonces de location et les liens vers les espaces en ligne du logiciel de gestion. L’équipe met à jour elle-même les annonces, le barème et les documents à télécharger.
On a convenu d’un point trois mois après la mise en ligne : nombre de signalements reçus par formulaire, pages les plus consultées par les locataires, demandes d’étude de gestion. L’objectif est de voir quelles questions arrivent encore au standard, et d’y répondre sur le site.





