Le brief
Louis Merval a passé douze ans en brigade, dont six comme sous-chef dans une grande maison du 8e arrondissement. Depuis 2020, il cuisine chez les particuliers, surtout dans le 16e, à Neuilly et à Boulogne. Il travaille seul, avec une maître d’hôtel en extra pour les grandes tablées. Son agenda se remplit par le bouche-à-oreille, et ses soirées aussi, en messages.
Il nous a exposé le problème en montrant son téléphone : « Je reçois des messages qui disent : vous êtes libre samedi ? Sans le nombre d’invités, sans l’adresse, sans rien. Je veux des demandes que je peux chiffrer le soir même, et que les gens sachent à quoi ressemble une soirée avec moi avant de m’écrire. »
Ce qu’on a compris
Faire venir un chef chez soi, c’est acheter une soirée entière. Avant le prix, le client se demande qui va entrer dans sa cuisine, à quelle heure, et dans quel état il la retrouvera. Ces inquiétudes freinent plus que le budget. Une fois levées, la demande de devis devient naturelle.
Le prix, lui, doit être visible. Louis refusait de l’afficher, de peur de faire fuir. Nous l’avons convaincu du contraire : un prix indicatif par convive, avec ce qu’il comprend, écarte les demandes qui n’aboutiront pas et rassure les autres. Il restait une question que ses clients posent souvent, celle du crédit d’impôt. La réponse honnête est non pour un dîner de fête, et Louis voulait la donner avant le devis.
Nos choix
Le devis dans le premier écran. Le héros porte un formulaire de trois questions : la date, le nombre de convives, la commune. Ce sont les trois informations que Louis demandait systématiquement. Le titre, « Un dîner chez vous, cuisiné chez vous », et quatre lignes de texte disent déjà l’essentiel : courses le matin, arrivée à 16 h, service à 20 h, cuisine rendue propre.
La soirée heure par heure, juste en dessous. Une frise raconte le déroulé, du questionnaire envoyé dix jours avant jusqu’au départ vers 23 h. C’est le bloc qui répond aux inquiétudes, et il arrive avant les menus.
Des menus qui disent ce qu’ils comprennent. Trois menus types en onglets, avec un prix par convive. Un tableau compare ce qui est compris dans chacun : courses, service, vaisselle, maître d’hôtel. Les boissons ne sont pas fournies, et c’est écrit.
Une présentation sobre. Habillage table, en-tête minimal, DM Serif Display pour les titres, cuivre sur fond crème. Le texte est à la première personne, sans un mot de trop, comme Louis parle. Aucune photo de brigade étoilée : des assiettes réelles, une table dressée dans un salon, des mains au travail.
La zone et les règles écrites. Les communes desservies sont listées, les frais au-delà aussi. La FAQ explique le crédit d’impôt et les conditions d’annulation sans détour.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les menus, la soirée, le chef et la demande de devis. Louis ferme les dates prises depuis son téléphone : elles disparaissent du formulaire. Il change ses menus à chaque saison, en quelques minutes.
Les demandes arrivent avec la date, le nombre de convives, la commune et l’équipement de la cuisine. Les bons cadeaux se règlent en ligne. Après la mise en ligne, on regarde avec lui les demandes reçues et les recherches qui les amènent, de « chef à domicile Paris 16 » à « chef privé Neuilly ». Il reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





