Le brief
Une étude de commissaires de justice à Angers, deux associés et neuf personnes. Maître Bellanger était huissier, Maître Froger commissaire-priseure judiciaire ; ils se sont associés quand les deux professions ont fusionné, en 2022. Leur site datait d’avant cette fusion et parlait encore d’huissier.
Leur demande tenait en une observation : « La moitié des appels, ce sont des gens qui ont reçu un acte et ne savent pas quoi en faire. L’autre moitié, des gens qui voudraient un constat et n’osent pas demander le prix. » Deux publics que tout oppose arrivaient par la même porte, et l’accueil faisait le tri au téléphone.
Ce qu’on a compris
Le premier visiteur a besoin de l’étude : un bailleur, un artisan avec des factures impayées, un voisin excédé. Il cherche un tarif, un délai, une marche à suivre. Le second a reçu un document de l’étude, souvent la veille. Il est inquiet, parfois en colère, et veut savoir ce qu’on lui demande. Lui parler comme au premier serait maladroit, et l’inverse aussi.
Le code de déontologie ajoute son cadre : tact, modération, aucune mention laudative ou comparative, tarifs affichés. Beaucoup de gens tapent encore « huissier » dans leurs recherches, alors que le titre a changé. Le site devait employer le bon titre et répondre quand même à ceux qui utilisent l’ancien mot.
Nos choix
Deux chemins dès l’accueil. Le héros propose deux boutons de même poids : demander un constat, comprendre un acte reçu. Juste dessous, cinq tuiles couvrent les situations courantes. La page « Vous avez reçu un acte » explique les documents les plus fréquents, dit où trouver la référence du dossier et rappelle ce que l’étude ne peut pas faire, comme trancher une contestation.
Un habillage suisse. Grille stricte, numérotation, graphite et vert sapin sur gris clair, Geist pour les titres. Le métier est fait de procès-verbaux et de délais ; le dessin l’assume. Aucune balance, aucun marteau de juge : les photos montrent un constat en train de se faire, une salle de vente, un accueil. La carte des délais, posée sur la photo du héros, répond à la première question d’un client pressé.
La troisième personne. « L’étude vous rappelle », « l’étude ne peut pas trancher ». Ce choix d’écriture tient la distance que la profession exige et évite tout ton commercial.
Les tarifs et les ventes. Les honoraires de constat sont affichés avec leur prix de départ, les états des lieux et actes de procédure renvoient au tarif réglementé téléchargeable. Les ventes aux enchères ont leur calendrier, leurs catalogues et leurs conditions, pour les acheteurs réguliers comme pour les curieux.
Le référencement. Une page par type de constat, une page recouvrement pensée pour les TPE, les communes de l’agglomération citées, et le mot « huissier » présent dans les explications. Données structurées LegalService et fiche Google alignée.
La réalisation
Le site comprend l’accueil et quatre pages : constats, recouvrement, acte reçu, ventes aux enchères. Le formulaire demande la nature de la demande, la commune et, pour un acte reçu, la référence du dossier.
L’étude publie seule ses ventes, ses catalogues et ses grilles d’honoraires. Nous suivons ensuite la part des appels orientés par la page « acte reçu » et les recherches locales qui amènent des demandes de constat.





