Le brief
Le Dr Laure Cesbron a repris un cabinet d’orthodontie au centre d’Angers en 2019. Son agenda est plein, sa salle d’attente aussi, et son secrétariat passe ses journées à répéter les mêmes explications : ce qu’est un semestre, pourquoi il faut un accord de la caisse, ce qu’il faut apporter au bilan. S’y ajoutent les appels pour une attache décollée, qui peut presque toujours attendre le contrôle suivant.
Sa demande était précise : un site qui parle aux parents, qui décident et qui paient, et aux adolescents, qui portent l’appareil et ne lisent rien de ce qui ressemble à une notice.
Ce qu’on a compris
Un parent arrive chez l’orthodontiste avec un courrier du dentiste et une inquiétude diffuse. Il veut savoir si c’est le bon moment, combien de temps cela prendra, combien cela coûtera et ce que remboursera la Sécurité sociale. Tant qu’il n’a pas ces réponses, il repousse l’appel.
L’adolescent, lui, se demande surtout si ça fait mal, s’il pourra continuer le rugby et ce qu’il est interdit de manger. L’adulte qui envisage des gouttières a encore d’autres questions, et souvent une idée reçue : que tout est possible sans bagues.
Enfin, un site d’orthodontiste obéit aux règles de l’Ordre : titre exact, honoraires publiés, aucune photo de sourire avant et après, aucun patient reconnaissable, d’autant que la plupart sont mineurs.
Nos choix
Un double parcours. Juste sous le héros, des onglets demandent « Vous venez pour qui ? » : enfant, ado, adulte, puis la contention, chacun avec sa durée habituelle, ses contraintes et sa suite. Plus bas, une rubrique s’adresse directement aux ados, au tutoiement : c’est le seul endroit du site où l’on se le permet.
Le héros collage. Trois images plutôt qu’une : une ado au fauteuil, une gouttière, la salle d’attente. Elles disent d’emblée que le cabinet reçoit tous les âges et que l’orthodontie ne se résume pas aux bagues. Le titre place le mot-clé local en tête et la promesse du cabinet juste après : expliquer.
Le design studio. Prune et abricot sur fond crème, des titres en Bricolage Grotesque, un bandeau de mots qui défile. Le résultat est vivant sans être enfantin, et un adulte s’y sent aussi à sa place.
Des chiffres utiles. Les durées habituelles, le rythme des contrôles, les honoraires semestre par semestre sont présentés dans un tableau lisible sur téléphone. Aucun résultat n’est promis : la durée est « habituelle », et le bilan la précise.
Une page pour les petits incidents. Attache décollée, fil qui pique, gouttière perdue : chaque cas a sa conduite à tenir et le moment où il faut appeler.
La réalisation
Le cabinet reçoit un site de huit pages, un formulaire de demande de première consultation qui recueille l’âge du patient et le nom du dentiste traitant, et trois documents à télécharger avant le bilan. Chloé met à jour le délai de première consultation et les fermetures de vacances scolaires sans passer par nous.
On suit ensuite les demandes de première consultation, les consultations de la page des incidents et les questions qui arrivent encore au téléphone, pour compléter la FAQ au fil des mois.






