Le brief
Adrien Garnaud a ouvert sa pâtisserie en 2021, dans une ancienne mercerie du quartier de la Doutre, à Angers. Formé à Tours puis dans deux maisons parisiennes, il travaille seul à l’atelier avec son apprentie Léa ; sa compagne Inès tient la boutique. La vitrine marche bien. Les commandes, beaucoup moins.
Il nous l’a expliqué un lundi, jour de fermeture : « On me demande un gâteau pour vingt personnes pour samedi, sans savoir ce qu’on veut. Je passe mes soirées au téléphone. Je veux qu’on voie ce que je fais, combien de parts, ce qu’il y a dedans, et qu’on m’écrive avec la date et le nombre d’invités. » Son site précédent tenait sur une page, avec trois photos et un numéro.
Ce qu’on a compris
Deux clientèles passaient par le même téléphone. Les familles qui veulent un entremets pour dimanche ont besoin de voir la collection, le nombre de parts et le prix : elles hésitent entre deux gâteaux, pas entre deux pâtissiers. Les futurs mariés, eux, préparent une commande à plusieurs centaines d’euros et comparent. Ils veulent voir ce qu’Adrien a déjà réalisé et savoir comment les choses se passent.
Adrien a une règle qui ne se discute pas : quatre gâteaux d’événement par jour, au plus. Le site devait la faire respecter à sa place. Il y avait aussi les allergènes, qu’il affiche déjà en boutique et que la loi impose par écrit : ils devaient être sur chaque création, et réunis dans un tableau.
Nos choix
Une vitrine de joaillier. Habillage luxe, logo centré, beaucoup de blanc. Le héros « produit » montre un entremets en grand et deux vignettes, avec une carte qui annonce la collection du moment et ses dates. Italiana, fine et haute, donne le ton ; Plus Jakarta Sans garde le texte lisible.
Chaque gâteau avec ses chiffres. La collection est présentée en fiches filtrables : parts, prix, composition, allergènes. Un tableau reprend les allergènes de toute la vitrine, avec une phrase honnête sur les traces possibles. Les délais sont écrits dès le deuxième bloc.
L’événement en trois étapes. Juste après la vitrine, un bloc raconte le gâteau d’événement : détails à fournir, dégustation, acompte. Le formulaire en trois étapes pose les questions qu’Adrien posait au téléphone et accepte une photo d’inspiration. Sur la page dédiée, des repères de prix expliquent ce qui fait varier le tarif : parts, étages, décor, livraison.
Les chocolats à part. Les coffrets et les tablettes forment une boutique distincte, avec des jours d’envoi fixes et une pause l’été. Chaque fiche reprend les mentions de l’étiquette avant l’achat, et les conditions de vente expliquent la rétractation.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, la vitrine, les gâteaux d’événement, la chocolaterie et la maison. À chaque changement de saison, Inès remplace les fiches de la collection et met à jour le tableau des allergènes en une soirée. Adrien règle la capacité de l’atelier jour par jour : une date complète se ferme dans le formulaire.
Les acomptes se règlent en ligne, les conditions d’annulation s’affichent avant le paiement. Après la mise en ligne, on regarde avec eux les demandes qui arrivent et les recherches qui les amènent, de « gâteau de mariage Angers » à « chocolatier Angers ». Ils restent propriétaires de leur nom de domaine et de leurs accès.





