Le brief
Claire Vasseur a passé quinze ans dans l’industrie, dont six comme responsable environnement d’une usine chimique au sud de Lyon. En 2020, elle a fondé Périmètre avec Rémi Faure, ancien acheteur dans l’agroalimentaire. Le cabinet compte cinq personnes à la Part-Dieu, adhère à l’Association pour la transition Bas Carbone, et deux consultantes sont formées à la méthode Bilan Carbone®.
Au premier appel en visio, Claire a situé le problème : « Nos concurrents vendent de la neutralité et des arbres plantés. Nous, on mesure, et on donne la marge d’erreur. » Elle voulait un site qu’un directeur d’usine ou un acheteur public lise jusqu’au bout, et qui dise tout de suite à chacun s’il est obligé ou non.
Ce qu’on a compris
Les clients d’un cabinet de bilan carbone lui confient des factures d’énergie et des données d’achats pour obtenir un chiffre qu’ils devront défendre : devant l’administration, un donneur d’ordre ou une banque. Ils choisissent sur la méthode et la clarté du discours, pas sur un slogan.
Deux questions reviennent avant toutes les autres : suis-je obligé, et que devrai-je fournir ? La première trouve sa réponse dans un texte précis, avec des seuils et des fréquences. La seconde dans une liste de données qu’on peut préparer à l’avance. Enfin, un cabinet qui mesure ne peut pas se permettre d’enjoliver : les allégations de neutralité sont encadrées par la loi, et la marque Bilan Carbone® a ses conditions d’utilisation.
Nos choix
Une phrase de méthode dans le premier écran. « On mesure vos émissions. Et on vous donne la marge d’erreur. » Le héros plein cadre montre une ingénieure sur un site industriel, pas une planète. Une carte propose un premier échange de trente minutes.
Le test « Suis-je concerné ? » juste en dessous. Un tableau reprend les seuils et les fréquences du bilan réglementaire, la dispense liée au rapport de durabilité, l’article du code et la date de vérification.
La méthode en cinq étapes. Périmètre, collecte, calcul, incertitudes, restitution, chacune avec sa durée. La page détaillée nomme les référentiels, l’origine des facteurs d’émission et ce que le cabinet n’écrit jamais.
Des références qui se comparent. Chaque cas donne le secteur, la taille, le type de bilan, l’année de référence et les principaux postes, sans total isolé. Les clients ont donné leur accord écrit et restent anonymes.
Le kit de collecte en libre téléchargement. Tableurs par poste, calendrier type, note méthodologique : le client arrive à la réunion de lancement avec ses données.
Un habillage de cabinet, sans feuille verte. L’habillage cabinet et ses filets fins, Space Grotesk pour les titres, Inter Tight pour le texte, un anthracite et une rouille. Les photos montrent des compteurs, des fours et des quais de chargement.
La réalisation
Le site compte neuf pages, dont le bilan réglementaire, le bilan volontaire, la méthode, le plan de transition, les références et la veille. Chaque contenu réglementaire porte sa date et son lien officiel ; quand un texte change, Claire met la page à jour et la date change avec elle. Le formulaire demande l’effectif, le secteur, l’échéance et l’origine de la demande.
On suit avec le cabinet les pages qui amènent des premiers échanges, notamment le tableau des seuils et la page écrite pour les sous-traitants sollicités par un donneur d’ordre. Périmètre reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





