Le brief
Aurélie Hamard a ouvert son atelier de dépannage informatique à Mayenne en 2019, après douze ans passés à faire tourner le parc d’une imprimerie du Nord-Mayenne. Kévin Gendron l’a rejointe en 2023 pour les entreprises. L’activité tourne, mais le téléphone sonne toute la journée pour les mêmes questions.
Elle a résumé sa demande au comptoir, entre deux dépôts : « La moitié de mes appels commencent par : combien ça va me coûter ? L’autre moitié, c’est un écran bloqué avec un numéro à rappeler, et parfois la personne a déjà rappelé. » Son ancien site tenait sur une page, sans un seul prix.
Ce qu’on a compris
Le client d’un dépanneur informatique arrive pressé et souvent inquiet. Il veut savoir trois choses : si on vient chez lui, ce que coûtera au moins le déplacement, et ce que deviendront ses photos. Beaucoup ne savent pas nommer la panne. Ils savent dire ce qu’ils voient : un écran noir, un ordinateur qui rame, un message qui exige d’appeler.
Il y avait aussi un sujet délicat : le crédit d’impôt. Bonne Connexion est déclarée pour l’assistance informatique à domicile, mais seules l’initiation, l’installation et la maintenance logicielle faites chez le client peuvent y ouvrir droit. La réparation, l’atelier et la prise en main à distance en sont exclus. Beaucoup de sites du secteur l’annoncent sur tout. Aurélie voulait l’inverse, quitte à paraître moins attractive.
Nos choix
Des entrées par symptôme. Sous le héros, six tuiles reprennent les mots des clients : « Il ne démarre plus », « Il rame », « Mes photos ont disparu ». Celle du message suspect ne mène pas au formulaire : elle descend vers l’encadré de prévention.
Les prix en tableau, au deuxième écran. Diagnostic, déplacement par zone, heure d’intervention, forfaits courants : tout est en TTC et daté. La mention du crédit d’impôt est placée sous le tableau, séparée des prix et en plus petit, avec la liste exacte des prestations concernées. Une page entière détaille ce qui ouvre droit et ce qui n’y ouvre jamais.
Un bandeau contre le faux support. Juste après les tarifs, un encadré d’alerte donne les bons réflexes et une règle simple : un technicien sérieux ne prend jamais la main si ce n’est pas vous qui l’avez appelé. La page « À distance » la répète, étape par étape, et l’outil ne se télécharge que depuis le site.
Une clinique des ordinateurs. L’habillage clinique donne des cartes blanches arrondies et des pastilles qui rassurent sans faire médical. Manrope pour les titres, DM Sans pour le texte, un bleu d’écran et un orange ambré réservé aux boutons. Le héros split montre Aurélie à une table de cuisine, avec une carte des prochains passages à domicile. Aucune photo ne laisse lire un écran.
Deux publics, une porte chacun. Les professionnels ont leur tuile dès le deuxième écran et leur page, avec des contrats au mois en hors taxes. Les particuliers ne croisent jamais ces prix-là.
La réalisation
Le site compte cinq pages : l’accueil, les tarifs et le crédit d’impôt, la prise en main à distance, les professionnels et la demande de dépannage. Le formulaire accepte une photo de l’écran et rappelle de vérifier qu’aucun document n’y apparaît. Aurélie met à jour elle-même les créneaux de passage à domicile et le tableau des prix. Kévin publie les contrats et les modifie en début d’année.
Les mentions légales indiquent le médiateur de la consommation, et les données structurées décrivent un service de dépannage avec sa zone et ses horaires. Après la mise en ligne, on regarde avec eux les recherches qui amènent des visiteurs et la part des demandes qui arrivent déjà avec une photo. Aurélie reste propriétaire de son nom de domaine et de ses accès.





